Politique

Municipales 2026 : polémique autour des alliances PS-LFI dénoncées par Le Pen et plusieurs personnalités politiques

- Des fusions locales entre socialistes et insoumis pour le second tour suscitent critiques et accusations d’hypocrisie de la part de la droite et de l’extrême droite.

Adama Bamba  | 17.03.2026 - Mıse À Jour : 17.03.2026
Municipales 2026 : polémique autour des alliances PS-LFI dénoncées par Le Pen et plusieurs personnalités politiques

Istanbul

AA / Istanbul / Adama Bamba

À l’approche du second tour des élections municipales 2026, plusieurs grandes villes françaises voient le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) conclure des alliances locales visant à faire barrage à la droite et à l’extrême droite. Ces fusions, annoncées ou en discussion dans des villes comme Nantes, Clermont-Ferrand, Brest, Toulouse, Limoges ou Argenteuil, suscitent de vives réactions politiques.

Sur le réseau social américain X, le secrétaire général de Gabriel Attal a critiqué ces alliances : « Les socialistes et la gauche s’allient avec La France Insoumise, malgré les promesses et malgré les grandes déclarations », affirmant que la France a besoin de « démocrates qui se tiennent debout et pas à genoux ».

Chez Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, la critique est tout aussi sévère : « Les socialistes et les écologistes bradent leurs principes pour sauver leurs sièges en s’alliant avec LFI. L’antisémitisme dénoncé par le bureau du PS est donc inacceptable au plan national mais tout à fait fréquentable au plan local. Quelle bande de Tartuffes ! »

La cheffe de file des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a également dénoncé ces alliances, accusant LFI d’antisémitisme et de justifier la violence politique : « Ni les saillies antisémites, ni les appels à la violence politique et leurs justifications n’auront eu raison de la mission essentielle de la gauche la plus hypocrite de la terre : sauver leurs mandats ! »

Pourtant, la direction du PS avait assuré avant le scrutin qu’il n’y aurait « pas d’accord national » avec LFI, après les propos jugés antisémites de Jean-Luc Mélenchon sur la prononciation des patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ». Le député Arthur Delaporte a nuancé : « Cela n’exclut pas que localement, sur la base d’un programme et d’un respect de valeurs partagés, il y ait la possibilité de faire des fusions. »

Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a également justifié ces alliances : « Il n’est pas question de laisser des villes à la droite ou à l’extrême droite, s’il y a des clarifications politiques de la part des candidats de La France insoumise. » Cette position est renforcée par les Écologistes, qui ont largement ouvert la porte à des accords locaux avec LFI.

En réaction, Raphaël Glucksmann a réaffirmé que ses candidats se retireraient de toute liste concluant une alliance avec LFI au second tour. L’ancien président de la République François Hollande partage cette approche, estimant que lorsque LFI est en tête, « la meilleure des solutions, c’est soit le retrait, soit le maintien » sans accord.

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