Politique

Moscou et Le Caire appellent à mettre un terme aux attaques israéliennes contre la Bande de Gaza

- Lors d'un entretien téléphonique tenu entre les chefs de la diplomatie russe et égyptien

Mohammed Yahya Ahmad Mohammed   | 13.05.2021
Moscou et Le Caire appellent à mettre un terme aux attaques israéliennes contre la Bande de Gaza

Istanbul

AA/ Le Caire

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé, jeudi, avoir convenu, avec la Russie, de la nécessité de mettre un terme aux attaques israéliennes contre la Bande de Gaza.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que le ministre des Affaires étrangères, Sameh Shoukri, avait eu, jeudi matin, un entretien téléphonique avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, durant lequel ils avaient convenu de la nécessité de mettre un terme à l'agression israélienne contre la Bande de Gaza, afin d'arrêter l'hémorragie à Jérusalem et à la mosquée Al-Aqsa.

Shoukri et Lavrov ont appelé à un cessez-le-feu complet, afin de préserver les vies et de laisser la place aux efforts politiques.

Ils ont souligné que la situation actuelle à Gaza et à Jérusalem prouvait et confirmait que l'action politique est indispensable et irremplaçable, et qu'il était important d'arrêter immédiatement la confrontation militaire.

Et d'ajouter que la communauté internationale devrait agir pour proposer des solutions sérieuses pour une paix réelle et juste.

Les deux ministres ont convenu de coordonner entre eux et de communiquer avec les parties concernées, dans le cadre de la préparation de la session du Conseil de sécurité qui se tiendra vendredi, et qui est la troisième du genre en une semaine.

Mercredi, le conseil a échoué, pour la deuxième fois depuis lundi, à publier une déclaration sur la situation à Jérusalem et à Gaza.

Des sources diplomatiques ont déclaré à l'Agence Anadolu que les États-Unis, alliés d'Israël, avaient empêché la publication d'une déclaration au sujet de l'escalade et du conflit israélo-palestinien, lors des deux sessions, sous prétexte que cela n'aidera pas à améliorer la situation actuelle en Palestine.

La publication d'une déclaration du Conseil de sécurité requiert, en effet, l’approbation unanime des 15 membres du Conseil.

Les violations israéliennes à Jérusalem et les incursions répétées dans l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, avec leurs lots d’agressions contre les fidèles, ont provoqué le déclenchement du cycle actuel des combats entre Israël et les factions de la résistance palestinienne à Gaza.

Les événements se sont encore détériorés de façon dramatique et inédite, dans la journée du mardi, après le recours d’Israël à une politique de destruction des tours résidentielles à Gaza. De leur côté, les factions palestiniennes ont riposté en tirant des dizaines de roquettes vers le centre d'Israël.

La ville de Jérusalem vit, depuis le début du Ramadan, des tensions attisées par les forces de la police israélienne et les colons, notamment dans les quartiers de Bab al-Amoud et de Sheikh Jarrah, faisant des centaines de blessés et entraînant plusieurs arrestations.

Cela fait plus d'une semaine que le quartier palestinien de Sheikh Jarrah, est le théâtre d'affrontements opposant la police israélienne aux habitants palestiniens et à ceux qui les soutiennent par solidarité.

Douze familles risquent, désormais, d'être expulsées de leurs maisons en faveur des colons israéliens, en vertu de décisions rendues par les tribunaux israéliens.

Les Palestiniens tiennent à Jérusalem-Est comme capitale d'un l'État palestinien indépendant, sur la base des résolutions de la légitimité internationale, qui ne reconnaissent pas l'occupation de la ville par Israël en 1967, ni son annexion en 1981.


*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni

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