AA/BAMAKO(Mali)/Moussa Bolly
Du 29 août au 8 septembre 2014, les forces de l’opération française Barkhane ont mené au Mali une opération d’ampleur dans la région du Tigharghar (nord du Mali), selon un communiqué publié dimanche.
Cette opération a combiné de nombreux moyens aériens et terrestres et visait à «désorganiser les groupes armés terroristes» (GAT) et à réduire leur liberté d’action, selon un communiqué du Commandement de l’Opération publié à Bamako par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées maliennes (DIRPA).
Le commandement voulait aussi détruire des caches d’armes afin «d’empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans cette zone où les GAT, bien qu’affaiblis, sont régulièrement responsables d’actions de harcèlement», indique le communiqué.
Près de 400 militaires et 90 véhicules de la force Barkhane ont été déployés dans la région d’Aguelhok (région de Kidal), pour effectuer des missions de reconnaissance sous blindage, à pied ou par opérations héliportées (OPH).
Les troupes au sol étaient appuyées par des moyens de renseignement aérien et d’appui feu. Cette opération a été effectuée en coordination avec plusieurs détachements de la MINUSMA(Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), et un détachement de liaison des forces armées maliennes (FAMA)
Au cours de cette opération, deux points de ravitaillement des GAT ont été découverts et détruits dans la région de Tessalit (NORD-Mali), les 4 et 5 septembre. Le communiqué indique que ces caches dissimulaient notamment des réserves d’environ 2 000 litres d’essence, des munitions, ainsi que trois engins explosifs qui ont été désamorcés.
Chassés des principales villes du nord malien début janvier 2013, après l’intervention des forces françaises, des groupes armés liés à Al-Qaeda, notamment Ançar Dine et le MUJAO (Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), qui s’étaient emparés de tout le septentrion malien en 2012, ont gardé, néanmoins, une présence embryonnaire. Ils reviennent à la charge de temps à autre par des attaques visant essentiellement les forces internationales présentes au Nord-Mali (Minusma, forces françaises).