Lassaad Ben Ahmed
01 Octobre 2020•Mise à jour: 01 Octobre 2020
AA / France / Feïza Ben Mohamed
Le président français Emmanuel Macron s'est dit « extrêmement préoccupé » par la situation le Haut-Karabagh après les affrontements qui se poursuivent depuis plusieurs jours, jeudi, au cours d’une courte déclaration à la presse à son arrivée au Conseil Européen à Bruxelles.
Il a exprimé, par ailleurs, son soutien à deux journalistes français du journal Le Monde, blessés sur place alors qu’ils couvraient le conflit.
« La situation est grave » a lancé le chef de l’Etat, assurant être « pleinement mobilisé » et exprimant ses « pensées aux victimes qui sont tombées ainsi qu’à leurs familles ».
Macron souhaite « tout mettre en place pour arriver à une fin rapide des conflits » et « reprendre le chemin d’un règlement pacifique de ce différend ».
Il espère, enfin, « une médiation au sein de l’OSCE et un dialogue inclusif » pour trouver une issue.
Le président français s’exprimait quelques minutes après la publication d’un communiqué conjoint signé avec ses homologues américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, sur la situation au Haut-Karabagh.
Ils appellent « à la cessation immédiate des hostilités entre les forces militaires concernées ».
Les trois dirigeants invitent également « les dirigeants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à s’engager sans délai à reprendre les négociations de fond, de bonne foi et sans conditions préalables, sous l’égide des co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ».
Pour rappel, des affrontements ont éclaté, dimanche, entre les deux pays, après que les forces arméniennes aient attaqué des zones résidentielles civiles et des positions militaires azerbaïdjanaises.
Les relations entre les deux ex républiques soviétiques sont tendues depuis 1991, lorsque l'armée arménienne a occupé le Haut-Karabakh, un territoire internationalement reconnu comme territoire de l'Azerbaïdjan.
Quatre résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et deux de l'Assemblée générale des Nations unies, ainsi que plusieurs recommandations d'organisations internationales, appellent au retrait des forces d'occupation arméniennes.
Le Groupe de Minsk de l'OSCE - coprésidé par la France, la Russie et les États-Unis - a été créé en 1992 pour trouver une solution pacifique au conflit, mais en vain, bien qu’un cessez-le-feu ait été instauré en 1994.