Politique

Loi québécoise sur la Laïcité: le Conseil des Canadiens musulmans interjettera appel d’un jugement

Le Conseil national des Musulmans Canadiens et l'Association canadienne des Libertés civiles feront appel du verdict de la Cour supérieure au sujet d’un texte qui « fait des Québécois qui portent des symboles religieux…des citoyens de seconde zone

Ekip   | 07.05.2021
Loi québécoise sur la Laïcité: le Conseil des Canadiens musulmans interjettera appel d’un jugement

Canada

AA / Montréal / Hatem Kattou

Le Conseil national des Musulmans Canadiens (CNMS) a annoncé, jeudi, qu’il interjettera appel de la décision rendue en avril dernier par la Cour supérieure de la province francophone du Québec au sujet de la « Loi sur la laïcité de l’Etat », communément appelée « La Loi 21 ».

C’est ce qui ressort d’un communiqué. Signé conjointement par le CNMS et l'Association canadienne des libertés civiles et qui a été largement relayé par les médias locaux.

« Cette loi fait des Québécois qui portent des symboles religieux comme le voile, la kippa ou le turban des citoyens de seconde zone », estiment les deux associations dans leur communiqué.

Abondant dans le même sens, Yusuf Faqiri, directeur des affaires québécoises au Conseil national des musulmans canadiens, a souligné dans une déclaration faite aux médias : « Nous avons promis que nous n'arrêterions pas de nous battre jusqu'à ce que la citoyenneté de seconde classe cesse pour tous les Québécois ».

Dans une décision très attendue rendue le 20 avril dernier, la Cour supérieure du Québec, a reconnu que la « Loi sur la laïcité de l'Etat » violait « certains droits fondamentaux de musulmanes et avait des conséquences déshumanisantes pour celles qui portent des symboles religieux ».

Le tribunal qui représente la plus haute juridiction judiciaire de la province québécoise a maintenu en l’état une grande partie du texte de loi controversé.

La « Loi 21 » interdit le port de signes religieux à plusieurs catégories de fonctionnaires publics, notamment, les juges et agents correctionnels, les pompiers, les policiers, les enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire et les directeurs d’écoles.

Plusieurs associations canadiennes, et particulièrement québécoises, qui dénoncent ce texte avant son adoption, en juin 2019, par le parlement provincial sur incitation du gouvernement du Premier ministre François Legault, dont le parti est majoritaire, estiment que ce texte stigmatise les femmes de confession musulmane portant le voile, et notamment, les enseignantes.

Cette loi a été dénoncée à un certain moment par d’autres provinces du Canada et par des hommes politiques au niveau fédéral également.

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