Mohammed Maher Ben Romdhane
08 Avril 2019•Mise à jour: 09 Avril 2019
AA - Jihad Nassr
Le Président français, Emmanuel Macron a exprimé, dans un entretien téléphonique avec Fayez el-Sarraj, son rejet et son mécontentement quant à l’offensive militaire des forces de Khalifa Haftar sur Tripoli, a déclaré le Conseil présidentiel libyen.
Un communiqué du Conseil présidentiel libyen, diffusé lundi, explique, en ce sens, que le Président Macron a affirmé son rejet de toute menace à l’encontre des civils libyens.
De son côté, el-Sarraj a exprimé son mécontentement par rapport à l’offensive des forces de Haftar qui coïncide avec la tenue imminente du congrès national libyen s’inscrivant dans le cadre de la feuille de route relative à la résolution de la crise libyenne.
Il s’agit, selon el-Sarraj, d’une action militaire au service des ambitions personnelles constituant un retour de la Libye à "la guerre et aux effusions de sang". Il a ajouté que Haftar est appelé à mettre fin à cette offensive et à "retourner d’où il vient".
Cette escalade de violence en Libye coïncide avec les préparatifs du dialogue national libyen prévu à Ghedames du 14 au 16 avril 2019.
Les forces de Khalifa Haftar ont lancé, jeudi, une offensive militaire sur plusieurs positions au sud de la capitale Tripoli, 10 jours avant le coup d’envoi du dialogue national libyen à Ghadamès au sud-ouest du pays.
Les forces de Haftar sont, ainsi, parvenues à prendre le contrôle de plusieurs villes et localités au sud et à l’ouest de Tripoli à l’instar de Ghorban et de Misrata. Elles se sont, toutefois, heurtées à une violente résistance à Zaouïa et à Janzour où des dizaines de leurs membres ont été fait prisonniers.
Les affrontements les plus violents depuis le début des hostilités se déroulent actuellement au sud de la capitale sur les voies menant à l’aéroport de Tripoli et à Ain Zara et Ouadi Rabii.