Mohammed Maher Ben Romdhane
17 Avril 2019•Mise à jour: 18 Avril 2019
AA/Walid Abdallah
Le président du Conseil présidentiel libyen, Fayez el-Sarraj, a déclaré mercredi qu’il allait traduire devant les instances judiciaires internationales le général à la retraite et commandant de l’armée de l’est, Khalifa Haftar, responsable de l’offensive militaire sur Tripoli.
Un raid aérien des forces de Khalifa Haftar sur la plus grande cité de Tripoli, Abou Salim, a fait dans la nuit de mardi à mercredi, 6 morts et des dizaines de blessés.
Au cours d’une visite dans la matinée de mercredi dans les zones les plus touchées par ce raid, el-Sarraj a assuré que le Gouvernement d’entente nationale présentera à la Cour pénale internationale plusieurs dossiers se rapportant aux violations des forces de Haftar.
El-Sarraj a qualifié Khalifa Haftar de « criminel de guerre » en affirmant qu’il sera « jugé pour ses actes ». Des actes qui ne peuvent être commis que par un individu « démuni de toute once d’humanité », a-t-il ajouté.
Les récents raids aériens sur Tripoli ont été qualifiés par el-Sarraj d’actes « sauvages et barbares » témoignant de la « monstruosité » de Haftar.
Mouhannad Younes, porte-parole du Gouvernement d’entente nationale, a affirmé à la chaîne de télévision privée, Libya al-Ahrar TV que le recours des forces de Haftar aux raids aériens contre les civils renvoi à leur échec sur le terrain militaire.
Les propos de Younes ont coïncidé avec un communiqué de la cellule de communication des forces de Haftar, accusant le Gouvernement d’entente d’être derrière les bombardements qui ont visé Tripoli dans l’objectif de susciter la sympathie et la compassion de la communauté internationale.
Plusieurs quartiers dans la capitale libyenne Tripoli ont été bombardés, mardi soir, par des tirs de roquettes et de missiles.
Le correspondant d'Anadolu a rapporté que plus de 5 roquettes se sont abattues sur la plus grande cité tripolitaine, Abou Salim.
Depuis le début des affrontements entre les forces de Khalifa Haftar et celles relevant du Gouvernement d’entente nationale, les raids aériens menés par les deux camps se sont multipliés.
Des affrontements entre les forces relevant du Gouvernement d’entente nationale, bénéficiant de la reconnaissance internationale, et celles de Khalifa Haftar secouent, depuis le 4 avril, la capitale libyenne Tripoli et ses environs.