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17 Avril 2019•Mise à jour: 18 Avril 2019
AA / Tunis
Les relations entre la Tunisie et la Turquie remontent à plusieurs siècles. Un passé marqué par une amitié profonde entre deux nations qui mettent à l’honneur leur culture commune.
Ce sont les héritiers de ces valeurs communes qui, ces dernières années, expriment à travers de nombreux partenariats leur volonté de faire perdurer cette mémoire collective mais aussi de consolider les liens entre les deux peuples.
En effet, les Tunisiens mettent régulièrement la Turquie à l’honneur et font part de leur souhait d’approfondir les échanges culturels entre les deux pays, comme le mois dernier lors du “salon de l’éducation turque” qui s’est tenu à la cité de la culture de Tunis.
Un salon dans lequel de nombreux étudiants, qui désirent poursuivre leurs études en Turquie, ont pris part.
Le représentant de l’école Marif à Tunis, Murat Yilmaz, s’était confié au correspondant de l’Agence Anadolu et avait indiqué que les universités turques accueillent actuellement quelque 150.000 étudiants étrangers et ambitionnent de porter ce chiffre à 350.000.
Le contexte semble donc favorable pour les étudiants tunisiens qui souhaitent rejoindre l’Anatolie afin de poursuivre leurs études.
Une aspiration réalisable dans un contexte d’échanges estudiantins favorable et motivé par les deux pays.
C’est pourquoi, parallèlement, l’intérêt des étudiants tunisiens à la langue turque ne cesse de croître d'une année à l'autre.
En effet, depuis 2012 la langue turque a rejoint la liste des langues enseignées en Tunisie, dans le cadre des programmes d'études secondaires et universitaires aux cotés de l’allemand, l'espagnol, l'italien, le persan et l’hébreu.
C'est un engouement pour le turc qui commence à se propager.
Anadolu s’est rendu à la faculté du 9 Avril pour assister à l’un des cours et rencontrer étudiants et professeur.
« Nous faisons notre maximum afin de répondre à la forte demande des étudiants et étudiantes de Tunisie », a indiqué Musa Kaya, enseignant de langue turque en Tunisie depuis 2016 à l'Université du 9 Avril, dans un club qui a été fondé avec le soutien de l’agence turque de coopération, TIKA.
Il a ajouté : « [les étudiants] sont très intéressés par la culture et la langue turques, l’année dernière nous avions plus de mille demandes d’inscriptions nous avons dû refuser certaines demandes faute de place, hélas ! ».
« Ce que nous faisons ici n’est pas seulement d’enseigner le turc, mais aussi d’organiser diverses activités avec le « club turc » que nous avons créé en 2017. Nous veillons à ce que nos étudiants participent aux activités de nos institutions et de notre ambassade », a-t-il affirmé.
Musa Kaya a indiqué aussi que « nos étudiants, en écrivant des articles dans le magazine « Ayyıldız », améliorent leurs compétences en écriture du turc et contribuent également à promouvoir la fraternité turco-tunisienne ».
A l’occasion d’une interview accordée à Anadolu, Ghofrane Ouerghi, une étudiante à la Faculté de droit qui a choisi le turc comme langue étrangère, précise qu’elle aime beaucoup la langue et la culture turques. Elle envisage, également, de poursuivre ses études en Turquie.
Les séries télévisées turques, regardées depuis de nombreuses années en Tunisie, ont largement contribué à augmenter l’intérêt envers la langue turque.
Les étudiants tunisiens qui optent ainsi pour le turc en tant que matière optionnelle, ont exprimé à Anadolu leur admiration pour les acteurs des séries.
Certains ont chanté les chansons turques qu'ils ont apprises. L'intérêt pour le turc qui a pris place dans les programmes d'études secondaires et universitaires avec l'accord signé entre la Turquie et la Tunisie en 2012, augmente chaque jour.
Les étudiants souhaitant poursuivre leurs études en Turquie projettent également de pouvoir travailler un jour en Turquie.
Le turc est enseigné aussi aux Université de Mannouba et de Tunis et a Bourgiba School rattaché à l’Université Manar.
Par ailleurs,la langue turque est enseignée dans une trentaine de lycées tunisiens. Certaines écoles et universités n’arrivent plus à répondre à la demande car le nombre de places dans les classes sont limités.