AA / Beyrouth / Hamza Tekin
Des responsables locaux et des sources médicales ont affirmé, vendredi, que la situation est difficile dans le village libanais d’Arsal, proche de la frontière syrienne, mais que les affrontements entre l’armée libanaise et les groupes armés syriens, qui s'y séroulent depuis le début du mois d'aout, ont été maintenus dans la périphérie, assurant qu’aucun homme armé syrien ne se trouve à l’intérieur d’Arsal.
Bakr al-Hujeiri, membre du conseil municipal d’Arsal, a déclaré que certains habitants de la périphérie du village, ont choisi de se déplacer pendant quelques jours à cause de la tension sécuritaire dans cette zone», assurant qu’«il n’y a pas le moindre homme armé à l’intérieur du village».
«La situation économique est très difficile à Arsal», a affirmé le responsable, ajoutant: «Il n’y a presque aucun mouvement à l’intérieur des quartiers du village».
«Des affrontements éclatent tous les jours entre l’armée libanaise et les groupes armés, mais ils sont contenues à l’extérieur du village et les habitants ainsi que les réfugiés syriens ne sont aucunement impliqués», a expliqué al-Hujeiri.
Le responsable a assuré que «les habitants du village soutiennent l’armée libanaise et appuient l’autorité de l’état», appelant à demander des comptes à tous ceux «qui ont commis des erreurs envers Arsal».
De son côté, le responsable des camps de déplacés, Hassan Raed, a assuré que la situation dans les camps est «normale».
«L’approvisionnement en matières premières et produits alimentaires est cependant devenue un peu difficile, puisque les organisations internationales et l’ONU n’ont pas accés aux camps d’Arsal», a expliqué Raed.
Sur le plan médical, la situation à Arsal ne diffère pas de la situation humanitaire, d'après les témoignages de sources médicales qui ont affirmé que les hôpitaux du village, notamment celui d’al-Rahma, souffrent d’un grand déficit des produits médicamenteux de base.
Une source médicale à l’hôpital d’al-Rahma a affirmé que «l’hôpital admet quasi-quotidiennement des blessés syriens, en raison des bombardements continues du Régime syrien dans la périphérie d’Arsal, où certains réfugiés travaillent à cueillir les récoltes agricoles».
Des témoins oculaires ont, d'autre part, assuré au correspondant d’Anadolu qu’il "n’y a pas de grands mouvements d’exode à Arsal" et que "l’exagération de ce phénomène a pour but de faire peur aux habitants du village pour qu’ils quittent leurs maisons".
«Les habitants d’Arsal continuent à se rendre à leurs terres, dans la périphérie d’Arsal pour poursuivre leurs récoltes, malgré les dangers», a expliqué l’un des villageois.
Des affrontements avaient éclaté, le 2 aout courant, à Arsal entre l’armée libanaise et des groupes armés en provenance de la Syrie. Cinq jours durant, ces affrontements ont couté la vie à 17 militaires libanais. D’autres ont été enlevés par des groupes armés, notamment le « Front al-Nosra » et « l’Etat Islamique ».