AA/ Beyrouth/ Jad Yatim
Le procureur général militaire au Liban a émis, jeudi, un mandat d’arrêt contre le chef du bataillon « Fajr al-Islam » dans la région syrienne de Qalamoun, Imad Jomaa.
De violents affrontements avaient éclaté, aux débuts du mois courant, entre l’armée libanaise et des groupes armés en provenance de la Syrie, après l’arrestation de ce chef de bataillon « pour avoir tenté d’établir un émirat islamique » à Arsal, région frontalière avec la Syrie.
Dans une déclaration à Anadolu, une source judiciaire a précisé, sous couvert d’anonymat, que le juge militaire, Imad Zaina, a émis deux mandats d’arrêt contre deux détenus syriens, Imad Jomaa et Ahmed Jomaa, après les avoir interrogé. Ces mandats ont été lancés contre ces deux Syriens pour « appartenance à un groupe terroriste, exécution d’actes terroristes, planification de l'envahissement du village d'Arsal, meurtre d’agents et officiers de l’armée libanaise, des forces de la sécurité ainsi que des civils », a mentionné la même source.
Ils ont été, également, accusés d’enlèvements d’agents et d’officiers de l’armée et de la police libanaises ainsi que du vol d’engins militaires. Le juge militaire leur reproche également d'avoir porté atteinte au prestige de l’Etat et tenté de monter un émirat islamique.
La source a refusé de dévoiler la teneur des aveux des détenus, mais elle a mis l’accent sur le fait que «le déroulement des interrogatoires a été conforme aux lois et à ce que dicte l’intérêt national ». La source a noté que le juge mènera, à partir de la semaine prochaine, des interrogatoires avec les quatorze Syriens et quatre Libanais arrêtés dans l’affaire d’Arsal.
Des affrontements avaient éclaté, le 2 aout courant, à Arsal entre l’armée libanaise et des groupes armés en provenance de la Syrie. Cinq jours durant, ces affrontements ont couté la vie à 17 militaires libanais. D’autres ont été enlevés par des groupes armés, notamment le « Front al-Nosra » et « l’Etat Islamique ».