Politique

Liban: Gebran Bassil demande à Moscou d’inciter Hariri à accélérer la formation du gouvernement

-Lors d’une rencontre entre le chef du « Courant patriotique libre » libanais, avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Moscou.

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Liban: Gebran Bassil demande à Moscou d’inciter Hariri à accélérer la formation du gouvernement

Lebanon

AA/Beyrouth

Le chef du « Courant patriotique libre » libanais, Gebran Bassil, a déclaré jeudi qu'il avait demandé à la Russie de jouer un rôle de catalyseur pour accélérer la formation du gouvernement dans son pays.

C'est ce qui ressort de la rencontre entre Bassil et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, dans la capitale, Moscou, où le député libanais est arrivé ce jeudi pour une visite de deux jours.

Bassil est le gendre du Président libanais Michel Aoun, et fondateur du « Courant patriotique libre » (20 sièges au parlement sur 128), qui est un allié du «Hezbollah» représenté au parlement avec 13 sièges.

« La Russie n'interfère pas dans les affaires intérieures des pays, mais nous avons encouragé les dirigeants russes à jouer un rôle de catalyseur pour accélérer la formation d'un gouvernement au Liban », a déclaré Bassil, soulignant qu’il existe « une forme d’incapacité à accomplir cette mission ».

Et le député libanais d’ajouter, « Nous avons demandé au ministre russe des Affaires étrangères de jouer le rôle adéquat pour inciter le Premier ministre désigné, Saad Hariri, à en finir avec la question de la formation du gouvernement »

« Nous attendons tous que le Premier ministre désigné prenne sa décision de procéder à la formation du gouvernement, et d’entamer des réformes », a indiqué le chef du « Courant patriotique libre ».

Le Liban endure sa pire crise économique, depuis la fin de la guerre civile en 1990, qui a conduit à un effondrement financier sans précédent.

En raison des différends entre le Premier ministre désigné Saad Hariri et le Président de la République, Michel Aoun, ainsi que des tensions entre les forces politiques libanaises, le Liban peine à se doter d’un nouveau gouvernement, à la suite de la démission du gouvernement Diab le 10 août 2020, six jours après l’explosion catastrophique du port de la capitale, Beyrouth.

Hariri veut former un gouvernement de « technocrates » (personnalités non partisanes), et accuse le Président de la République, Michel Aoun, de tenter d'obtenir pour son équipe (le Courant patriotique libre et ses alliés, dont le « Hezbollah »), un « tiers de blocage », ce que nie catégoriquement le chef de l’État.

Sur un autre plan, Bassil a demandé à Lavrov de tenir une conférence au Liban pour encourager le retour des réfugiés syriens dans leur pays, sans fournir de détails à ce sujet.

Le chef du « Courant patriotique libre » a estimé que «l’élection présidentielle syrienne et le maintien de Bachar al-Assad dans son poste de Président, constitueront des facteurs rassurants et encourageants pour le retour des réfugiés en Syrie».

Le 18 avril, l'Assemblée populaire du régime syrien avait annoncé qu'elle avait fixé au 26 mai prochain la date de la tenue du scrutin présidentiel, selon l’agence de presse officielle « SANA ».

La décision d’organiser des élections présidentielle en Syrie intervient malgré le conflit militaire qui persiste dans le pays depuis plus de 10 ans, et l'absence de perspectives pour une solution politique, sur fond d'échec de toutes les négociations entre l'opposition et le régime.

Le nombre de réfugiés syriens résidant au Liban est estimé à 1,5 million, dont environ un million sont enregistrés auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, alors que la plupart d'entre eux endurent de conditions de vie difficiles.

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail


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