AA/Washington/ Amrou Jawhar/Lagos Ravio Ajakié
Plus de 60 agents des agences de sécurité et de renseignements américains appuyés par des drones et des satellites ont été déployés vendredi, sur le territoire nigérian pour apporter le soutien à la recherche des jeunes filles captives du groupe «Boko Haram», ont annoncé des responsables du département de la Défense des États-Unis (Pentagone)
Les informations provenant du Pentagone sur les mécanismes de déploiement de ces agents, sur leurs modes d’action, leurs effectifs ainsi que sur la nature de leur mission sur le territoire nigérian restent encore succinctes.
Néanmoins, le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau, John Kirby, a indiqué que «60 agents issus des agences de renseignement et de sécurité sont prêts, à partir de vendredi, à soutenir les efforts visant à lutter contre le terrorisme ».
Les forces américaines déployées sont «exclusivement» des agents de services de renseignements dont la mission consiste à apporter le soutien et le conseil nécessaires aux autorités locales, a-t-il ajouté.
Dans le même contexte, Steve Warren, un autre porte-parole du Pentagone a tenu à préciser que les Etats Unis d’Amérique ne disposent pas de plans ou de programme d’action militaire d’envergure au Nigéria ».
« Les forces déployées actuellement sont dotées d’une solide compétence leur permettant de contribuer efficacement aux efforts de recherche menés de concert avec le gouvernement nigérian, y compris dans les domaines des télécommunications, de la logistique et du renseignement ».
A Lagos, une source militaire nigériane a confié au correspondant d’Anadolu que « Dix autres soldats américains débarqueront dans la journée de vendredi pour venir en renfort aux 60 agents américains déployés au Nigéria.
Le 14 avril dernier, plus de deux cents jeunes filles ont été enlevées par le groupe Boko Haram dans l'État de Borno, au Nord-Est du Nigeria, l'épicentre de l'insurrection menée par Boko Haram depuis cinq ans.
Le rapt a été revendiqué par le chef du groupe, Aboubakar Mohammed Shekau, qui a menacé de vendre ses jeunes otages comme des esclaves. Plusieurs dizaines d'entre elles avaient réussi à s'enfuir mais plus de 220 seraient toujours aux mains du groupe armé.
Désemparées par l'ampleur de l’exaction, les autorités nigérianes ont appelé à la rescousse les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, et leurs voisins tchadiens et camerounais.
"Boko Haram", dans la langue des tribus «Haoussas» réparties dans le Nord du Nigéria à majorité musulmane signifie "L’enseignement occidental est illicite".
Fondé au mois de janvier 2002 par Mohamed Youssef , ce groupe plaide en faveur de l’application de Sharia islamique dans les différents Etats du Nigéria y compris dans ceux situés au Sud du pays à dominante chrétienne.