AA/Desk/Ndele/Abdoulaye Adoum
Le nouveau chef d’état-major de l’ex-Coalition Seleka , Joseph Ndeko, traine un long parcours derrière lui. Paramilitaire entre 1995 et 1996 il a intégré l’armée centrafricaine(FACA) en 1997 en tant que chef de groupe avant d’être promu lieutenant. En 2006 il rejoint le mouvement rebelle de Michèle Djotodia qui le hisse au rang de commandant puis colonel .Au lendemain de l’accession de ce dernier au pouvoir il le nomme Général de Brigade rang qu’il a gardé jusqu’à aujourd’hui.
S’il a été désigné à ce poste c’est que Ndeko jouit d'un bon capital de respect au sein du mouvement Seleka. « Le plus important pour le moment est de négocier l’application des accords de Ndjamena .A défaut le mouvement étudiera toutes les options qui s’offrent à lui », a déclaré à Anadolu le général Ndeko quelques minute après sa désignation.
Au sujet d’une possible répartition de la Centrafrique entre un Nord musulman et un sud chrétien le Général Ndeko a répondu que « la répartition est déjà là, c’est un fait, mais nous la désapprouvons »
Constituée en août 2012 de partis politiques et de forces rebelles centrafricains opposés au président chrétien François Bozizé, la coalition seleka a réussi à chasser ce dernier du pouvoir mais a été dissoute après avoir catapulté le musulman Michèle Djotodia à la tête du pouvoir qui a cédé à nouveau, sous la pression internationale, le pouvoir à la chrétienne Catherine Samba-Panza .Depuis, la Centrafrique est en proie à un conflit intercommunautaire opposant milices chrétiennes(Antibalaka) et musulmanes(Seleka) qui a provoqué le déplacement de milliers de personnes essentiellement parmi la communauté musulmane fuyant un cycle infernal de représailles.
Signé en janvier 2014, cet accord prévoyait un partage du pouvoir avec l’octroi à la Seleka à certains postes clés, notamment le Premier ministère. Le 27 janvier 2014, en contravention avec cette convention, le chrétien André Nzapayeké est nommé à la tête du Gouvernement de transition. Mardi, la présidente de transition a annoncé sa volonté de remanier le Gouvernement afin qu'il intègre davantage de sensibilités politiques. Une déclaration que le Général Daffane avait accueillie favorablement, la qualifiant de "bon signe", dans une déclaration à Anadolu.
Ndeko a désormais sous ses ordres 17 000 membres armés qui forment l'ex-coalition Seleka .