AA/Kuala Lumpur / P Prem Kumar
Les ministres malaisien et indonésien des Affaires étrangères, respectivement, Anifah Aman et Retno Marsudi Anifah, se rendent, jeudi, en visite au Myanmar, au lendemain de leur annonce conjointe d’accueillir temporairement dans leurs pays des milliers de migrants dont des musulmans Rohingyas du Myanmar.
Quelques semaines auparavant, la Malaisie avait émis un avertissement sévère à l’attention du Myanmar en lui demandant de trouver une solution au problème des Rohingyas.
Le vice-ministre malaisien des Affaires étrangères, Hamzah Zainudin, a confirmé par téléphone, à l’Agence Anadolu (AA), qu’une réunion bilatérale a été prévue pour jeudi entre Aman et son homologue myanmarais, U Wunna Maung Lwin, dans la capitale du pays, Naypidaw.
D’après Zainudin, la rencontre sera consacrée à informer le pays de la décision de l’Indonésie et de la Malaisie au sujet des migrants.
«Le ministre [Aman] tentera de persuader le gouvernement du Myanmar d’assurer la médiation entre les Birmans [bouddhistes] et les Rohingyas [musulmans] pour atteindre une résolution du conflit en cours» a-t-il ajouté.
«Le Myanmar devrait être coopératif et accueillir positivement notre proposition» a affirmé le ministre malaisien.
La Malaisie préside actuellement l'Association des Nations de l'Asie du Sud-est (ANASE) et a joué un grand rôle dans l’intégration du Myanmar dans l’organisation.
Environ 4000 musulmans Rohingyas du Myanmar, ainsi que qu’environ 3000 migrants du Bangladesh sont bloqués sur des bateaux dérivant dans les mers d'Asie du Sud-Est avec peu d’accès à la nourriture et à l’eau, après que la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande ont précédemment déclaré qu’ils n’autoriseront pas les migrants à bord des bateaux à débarquer sur leurs côtes.
Mercredi, la Malaisie et l’Indonésie se sont, cependant, mis d’accord pour offrir un refuge temporaire d’un an aux milliers de migrants illégaux qui dérivent dans la Mer d'Andaman et le détroit de Malacca, à condition que la Communauté internationale prenne ses responsabilités et s’engage à les relocaliser ou à les rapatrier après ce délai.