Hüseyin Burak Demirer
19 Novembre 2015•Mise à jour: 19 Novembre 2015
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Les attaques de Paris de vendredi dernier, notamment celles menées autour du Stade de France, qui accueillait un match amical entre la France et l’Allemagne, ont rappelé que le sport a toujours été une des cibles privilégiées des terroristes.
Le 13 novembre 2015, le plus important stade français construit à l’occasion de la Coupe du Monde 1998, accueillait des dizaines de milliers de supporters français et allemands, quand deux explosions ont retenti aux abords du complexe sportif.
Mais ceux qui étaient dans le stade, ou devant leurs écrans de télévision pour suivre la rencontre, n’ont pas tout de suite compris que ces explosions ont coûté la vie à trois personnes.
Cette attaque, qui n'était en réalité qu'une partie de l’ensemble des attaques menées cette nuit-là, dans plusieurs lieux de la capitale française et revendiquées par Daesh, n’est malheureusement pas la première à viser une manifestation sportive.
Le sport avec sa capacité à réunir des milliers de personnes dans un même lieu est souvent pris pour cible par les organisations terroristes.
L’attentat, le plus connu est celui commis en 1972 lors des Jeux Olympiques de Munich, par le groupe palestinien "Septembre Noir", restera dans les anales comme le premier attentat contre une manifestation sportive. La délégation sportive israélienne avait alors été prise en otage, puis, onze sportifs et un policier allemand ont été tués.
Selon Atilla Gokce, journaliste sportif, les premières fois où le sport et le terrorisme ont été associés, était lors des menaces qui avaient pesé sur les jeux olympiques de 1968 au Mexique et sur la Coupe du monde de 1970 au Mexique également.
Pour Gokce, les terroristes, en s’en prenant aux sportifs et aux spectateurs, cherchent à instaurer la peur dans les esprits.
«Leur objectif est d’effrayer les gens. L’Europe est une cible idéale, les attaques près du Stade de France ont réussi à faire peur aux autres pays européens», a-t-il dit.
En 1996, lors des jeux olympiques d’Atlanta aux Etats-Unis, un attentat commis lors d’un concert a causé la mort de deux personnes, dont le caméraman de TRT Melih Uzunyol.
En 1997, la course hippique Grand National en Angleterre a été annulée à la suite d'une alerte à la bombe. 60 000 spectateurs, dont la Princesse Anne avaient été évacués d’urgence. L’Armée de la République d’Irlande (IRA) avait été soupçonnée.
Juste avant la confrontation entre le Real Madrid et le FC Barcelone en demi-finale de "Champions League 2001-2002", une voiture piégée avait explosé aux abords du stade de Madrid, blessant 17 personnes.
De nombreux autres exemples à travers le monde démontrent cette volonté des terroristes de privilégier les cibles sportives.
L’un des plus importants, reste l’attentat qui a ciblé le 117ème marathon de Boston aux Etats-Unis en 2013.
Trois personnes avaient péri et 260 autres avaient été blessées.