Mohammad Murad Ahmad Abed
28 Juin 2017•Mise à jour: 28 Juin 2017
AA / Med'hat Abdelmajed
Le comité qatari des droits de l’Homme a annoncé, mercredi, son intention de signer un contrat avec un cabinet d’avocat international basé en Suisse en vue de faire indemniser les personnes lésées par le blocus imposé par les pays du Golfe.
Le président du comité, Ali Ben Samikh al-Marri, a indiqué dans une conférence de presse que le comité avait reçu, jusque-là, 2 451 plaintes sur des violations des droits de l’Homme causées par les politiques des pays imposant le blocus à Doha.
Il a dénoncé les déclarations de l’ambassadeur émirati en Russie, Omar Saif Ghobbash, sur l’imposition de nouvelles sanctions au Qatar, indiquant que c’est la preuve qu’il s’agit bien d’un blocus et non pas d’une rupture des relations.
Al-Marri a ajouté que le comité qatari organise une conférence internationale, les 24 et 25 juillet prochain à Doha, sur les dangers de ces violations.
Plus de 200 organisations internationales seraient présents à cette conférence selon al-Marri.
A savoir que l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats et l’Egypte ont présenté, par l’intermédiaire du Koweït, une liste de 13 revendications, dont la fermeture de la base militaire turque et de la chaîne al-Jazeera, ce qui a été considéré par Doha comme demandes « irréalistes, déséquilibrées et illogiques » et qu’elle ne peut pas réaliser.
Depuis le 5 juin, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Yémen, la Mauritanie et les îles Comores, les Maldives ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de «soutenir le terrorisme».
De son côté, le Qatar a réfuté les accusations de soutenir le terrorisme. Se considérant victime d’une campagne de dénigrement, il a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le «mettre sous tutelle».