AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Les relations entre le Front National (FN), parti d'extrême-droite en France, et les pays du Moyen-Orient connaissent des hauts et des bas en l'espace d'une semaine. Seulement quelques jours après la visite de Marine Le Pen en Egypte et son soutien à ''l'islam modéré'' d'Abdelfettah Al-Sissi, son parti fait face à une plainte déposée par l'Etat du Qatar l'accusant de ternir son image à l'international.
Le Pen a qualifié d''incroyable'' la plainte déposée à l'encontre de Florian Philippot, s'exprimant mardi matin sur la chaîne d'info française iTélé.
''Je crois que c’est la première fois qu’un pays porte plainte contre un parlementaire. Mais tant mieux. Nous allons faire le procès du Qatar'', a martelé Le Pen affirmant que son parti démontrera que le pays du Golfe finance les fondamentalistes.
Quant à ses preuves, Marine Le Pen a préféré ne pas les dévoiler sur le plateau. Indiquant que le FN réserve ses rapports à la justice, Le Pen a souligné que son parti ''fera venir des dizaines de témoins pour venir démontrer le comportement de ce pays''.
Sans préciser le tribunal devant lequel la plainte a été déposée, l'Etat du Qatar a fait savoir lundi, par le biais d'un communiqué qu'il ''n’a d’autre choix que de défendre son nom devant les tribunaux français.
''M. Philippot a, de manière répétée et publiquement, laissé entendre qu’il y avait un lien entre ces actes terroristes et l’Etat du Qatar, affectant la réputation du Qatar et de tous ses citoyens '', a déploré le Qatar dans son communiqué.
Réagissant sur Twitter, le vice-président du FN a assené, ''le Qatar ne me fera pas taire. Une dictature islamiste n'a pas à dicter aux Français ce qu'ils ont le droit de dire''.
Philippot avait accusé le Qatar à plusieurs reprises de soutenir les terroristes et de corrompre une ''grande partie du système français'' par ses contributions financières.