Le président iranien exhorte les organismes sanitaires à réagir après la frappe sur l’Institut Pasteur à Téhéran
- Les autorités iraniennes ont indiqué que les frappes aériennes avaient endommagé l’Institut Pasteur, centre clé de recherche médicale, avertissant que l’attaque mettait en danger la santé publique et la coopération médicale internationale
Téhéran
AA/Téhéran/Tolga Akbaba/ Omer Asur Cuhadar
Le président iranien Masoud Pezeshkian a lancé jeudi un appel aux organisations sanitaires internationales et aux médecins du monde entier pour réagir à ce qu’il qualifie de « crime contre l’humanité » suite aux frappes ayant visé des installations médicales en Iran.
« Quel message transmet-on en attaquant des hôpitaux, des entreprises pharmaceutiques et l’Institut Pasteur en Iran, un centre de recherche médicale ? » a-t-il écrit sur la plateforme sociale américaine X, faisant référence à des frappes touchant l’institut Pasteur de Téhéran.
« En tant que médecin spécialiste, j’exhorte l’OMS, le Comité international de la Croix-Rouge, Médecins sans frontières et tous les praticiens à réagir face à ce crime contre l’humanité », a-t-il ajouté.
Les autorités iraniennes ont indiqué que les frappes aériennes avaient endommagé l’Institut Pasteur, centre clé de recherche médicale, avertissant que l’attaque mettait en danger la santé publique et la coopération médicale internationale.
Dans un communiqué distinct, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a condamné l’attaque, la qualifiant de « déchirante, cruelle, abominable et totalement révoltante ».
« Les agresseurs américano-israéliens ont frappé l’Institut Pasteur d’Iran — le plus ancien et prestigieux centre de recherche et de santé publique du pays et du Moyen-Orient, fondé en 1920 via un accord entre l’Institut Pasteur de Paris et le gouvernement iranien », a-t-il précisé sur X.
Les tensions régionales ont augmenté depuis le lancement par les États-Unis et Israël d’une offensive conjointe sur l’Iran le 28 février, ayant fait à ce jour plus de 1 340 victimes, dont le dirigeant suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des forces américaines.
* Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
