Nadia Chahed
12 Février 2021•Mise à jour: 12 Février 2021
AA/Tunis
Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh doit rencontrer vendredi son homologue français Emmanuel Macron à Paris, ont rapporté des médias locaux.
Après avoir rencontré le patronat français et le Sénat la veille, il doit déjeuner avec le président Emmanuel Macron, indique Radio France Internationale (RFI).
Au menu de la visite de Guelleh en France, un accord fiscal entre les deux pays, des investissements français à Djibouti, et le renouvellement d'un accord de défense, précise le même média.
Le président Ismaël Omar Guelleh devait visiter Paris depuis longtemps, mais le sort d'une base navale au nord de Djibouti-Ville, l’a retardé plusieurs fois, souligne le média français précisant que dans le cadre d'un accord de défense qui doit être renouvelé avant son expiration, Paris veut conserver cette base, mais Djibouti veut la remplacer par un quartier d'affaires et qu'il n'est pas certain qu'un compromis soit encore trouvé entre les deux capitales.
Guelleh vient aussi pour parler d'investissements français dans son pays. Un accord avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) s'apprête à être signé, de même qu'avec l'électricien Engie, note la même source.
Cette visite intervient alors que le président Guelleh s'apprête à briguer un cinquième mandat lors de la présiden,tiel d'avril 2021 dans un contexte politique tendu, l'opposition ayant déjà annoncé qu'elle boycottera le scrution et appelé les partenaires étrangers de Djibouti à l'aide, souligne RFI.
Selon Daoud Houmed, porte-parole de majorité présidentielle djiboutienne en Europe, « la politique » et les élections seront abordées lors de la visite à Paris. Selon lui, elles « vont se dérouler dans la meilleure condition possible ».
Les autorités djiboutiennes se disent donc sereines. Mais ce n'est pas l'avis de Adan Mohamed Abdou, président de la coalition de l'opposition, l'Union pour le salut national (USN) : pour lui, le président français devrait mettre en garde son homologue djiboutien sur les conséquences d'un scrutin présidentiel tenu dans de mauvaises conditions.