Politique, Monde

Le premier ministre espagnol « condamne fermement » la violation du droit international au Venezuela

- Pedro Sanchez a réitéré sa position exprimée plus tôt, refusant de reconnaître l’intervention américaine

Beyza Binnur Dönmez  | 04.01.2026 - Mıse À Jour : 05.01.2026
Le premier ministre espagnol « condamne fermement » la violation du droit international au Venezuela

Geneve

AA / Genève / Beyza Binnur Donmez

Le premier ministre espagnol a déclaré dimanche avoir « fermement condamné » la violation du droit international au Venezuela, en référence aux récentes frappes américaines et à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Dans une lettre adressée à son parti, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), à l’occasion du Nouvel An, Pedro Sanchez a écrit : « La récente violation du droit international au Venezuela, un acte que nous condamnons avec force, tout comme les souffrances des peuples d’Ukraine et de Palestine, nous rappellent combien il est important que l’Espagne dispose d’un gouvernement qui défende, toujours et partout, le droit international et le règlement pacifique des conflits. »

Cette prise de position intervient au lendemain de déclarations dans lesquelles le chef du gouvernement espagnol avait refusé de reconnaître l’intervention américaine. « L’Espagne n’a pas reconnu le régime de Maduro. Mais elle ne reconnaîtra pas non plus une intervention qui viole le droit international et pousse la région vers un horizon d’incertitude et de belligérance », a écrit Pedro Sanchez sur le réseau social X.

Caracas a affirmé samedi à l’aube que les États-Unis avaient frappé des installations civiles et militaires dans plusieurs États du pays, avant de décréter l’état d’urgence national. Le président américain Donald Trump a confirmé une opération « de grande ampleur », indiquant que Nicolas Maduro et son épouse avaient été capturés et transférés hors du pays. Il a ensuite déclaré que les États-Unis « administreraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition « sûre » soit assurée, et qu’ils réhabiliteraient une infrastructure pétrolière qu’il a qualifiée de « brisée ».

Le couple a été transféré dans un centre de détention à New York et doit comparaître devant la justice dans le cadre d’accusations liées au narcotrafic. Les frappes interviennent après plusieurs mois de pressions accrues de Washington sur Nicolas Maduro, accusé par les États-Unis d’être impliqué dans le trafic de drogue. Le dirigeant vénézuélien a rejeté ces accusations et s’était dit prêt à engager des discussions.

*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore

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