Le Premier ministre britannique appelle à un « règlement rapide » du conflit au Moyen-Orient
- « Le Royaume-Uni savait que cela se passait », déclare Keir Starmer au sujet des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran qui auraient eu lieu
Greater London
AA / Londres / Burak Bir
Le Premier ministre britannique a salué lundi les informations faisant état de discussions entre les États-Unis et l’Iran, affirmant que la priorité absolue devait être un « règlement rapide » du conflit au Moyen-Orient.
« La priorité immédiate doit être un règlement rapide du conflit et la conclusion d’un accord négocié imposant des conditions strictes à l’Iran, notamment en ce qui concerne les armes nucléaires », a déclaré Keir Starmer lors d’une séance de la commission parlementaire de liaison.
Saluant les informations sur des discussions entre les États-Unis et l’Iran, Starmer a indiqué que le Royaume-Uni était « au courant que cela se produisait ».
Interrogé sur les répercussions de l’escalade au Moyen-Orient, il a souligné que la Grande-Bretagne n’avait « aucune inquiétude significative » concernant ses approvisionnements énergétiques dans le contexte du conflit.
Plus tôt lundi, le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient mené des discussions « intenses » avec les autorités iraniennes. L’Iran a catégoriquement rejeté ces affirmations, les responsables iraniens répétant qu’aucune négociation n’était en cours.
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré plus tôt lundi avoir ordonné un report de cinq jours de toutes les frappes contre les centrales électriques iraniennes et les infrastructures énergétiques, invoquant des discussions « productives » avec Téhéran.
« Je suis heureux d’annoncer que les États-Unis d’Amérique et le pays qu’est l’Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des conversations très bonnes et productives concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient », a-t-il écrit.
Il a également déclaré peu après à CNBC que les États-Unis étaient « très déterminés » à conclure un accord avec l’Iran et s’est dit optimiste quant à la possibilité d’obtenir des résultats concrets par le biais de ces discussions.
Les tensions régionales se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, avec un bilan faisant état de plus de 1 300 morts.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des bases militaires américaines, provoquant des pertes humaines, des dégâts aux infrastructures et des perturbations sur les marchés mondiaux et dans l’aviation.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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