Politique

Le président tunisien limoge la ministre de la Jeunesse et du Sport

- Selon un communiqué de la présidence tunisienne qui n'a pas précisé les motifs du limogeage de la ministre

Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti   | 13.09.2021
Le président tunisien limoge la ministre de la Jeunesse et du Sport

Tunisia

AA / Tunisie / Adel Thebti

Le président tunisien Kaïs Saïed a limogé, lundi, la ministre par intérim de la Jeunesse, du Sport et de l'Insertion professionnelle Siham Ayadi.

C'est ce qui ressort d'un bref communiqué de la présidence tunisienne, qui n'a pas précisé les motifs du limogeage.

La présidence tunisienne a indiqué, dans un communiqué consulté par le correspondant de l'Agence Anadolu, que "Saïed a émis aujourd'hui un décret présidentiel relevant Siham Ayadi de ses fonctions de Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Jeunesse, du Sport et de I'Insertion professionnelle, chargée d'assurer l'intérim du ministre de la Jeunesse, du Sport et de I'Insertion professionnelle".

L’ancien Chef du Gouvernement, Hichem Mechichi, avait confié à Ayadi, à la mi-février, l’intériem du ministère de la Jeunesse et du Sport, suite au limogeage de Kamel Deguiche.

La décision de Saïed de relever Ayadi de ses fonctions intervient dans un contexte de limogeages successifs de ministres, de gouverneurs et de responsables, depuis les mesures exceptionnelles qu'il a annoncées le 25 juillet dernier.

Saïed avait alors décidé de geler les prérogatives du Parlement, de lever l'immunité de ses députés, de prendre la tête du ministère public et de limoger le Premier ministre. Il a ainsi décidé d'assumer lui-même les responsabilités de l'exécutif, avec l'aide d'un gouvernement dont il nommera le chef.

La majorité des partis tunisiens ont rejeté les mesures exceptionnelles décidées par Saïed, certains les qualifiant de "coup d'État contre la Constitution", tandis que d'autres partis les ont soutenues, y voyant une "correction de cap", à la lumière des crises politique, économique et sanitaire (pandémie de coronavirus) que traverse le pays.

Le retard dans l'annonce du nom du nouveau Chef du Gouvernement, ainsi que la volonté de la présidence d'amender la constitution, accentuent la tension sur la scène politique du pays, et exacerbent les critiques à l'égard du président tunisien.


*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.