AA/ Beyrouth/ Jad Yetim
Les parlementaires libanais ne sont pas parvenus encore une fois à élire un Président de la République. La septième séance électorale tenue mercredi, s’est avérée aussi infructueuse que les six antérieures, toujours faute de quorum constitutionnel.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a convoqué les députés à une nouvelle séance, prévue pour le 2 juillet prochain, pour tenter d'élire le successeur de Michel Sleiman, dont le mandat est arrivé à terme le 25 mai dernier.
La présence de 63 députés à la séance de mercredi n’a pas été suffisante pour atteindre le quorum constitutionnel qui est des deux tiers des 128 parlementaires, soit au moins 85.
Pour remporter la Présidentielle, le candidat doit récolter plus de deux tiers des suffrages exprimés, autrement un deuxième tour est organisé, au cours duquel seulement 65 voix sont suffisantes pour briguer un mandat présidentiel.
Bien que la Constitution libanaise prévoit la passation des attributions de la Présidence au gouvernement en cas de vide, dans des délais bien définis, plusieurs forces politiques s’opposent à cette alternative. Notamment les forces chrétiennes et l’Eglise maronite qui refusent une continuité du fonctionnement normale des institutions constitutionnelles en parallèle avec le vide au poste du Président de la République, réservé aux chrétiens.
A cet égard, le député du «Bloc des forces libanaises», Eddy Abillama a commenté: «Ne pas élire un Président est une forme de marginalisation du rôle des chrétiens au Liban", soutenant que les chrétiens ont besoin d’un Président « qui leur ressemble et qui ne risque pas de se retourner contre leur histoire et leurs convictions ».
Le Président des « Forces libanaises » Samir Geagea et le député Henri Helou du bloc parlementaire de Walid Jomblat figurent au premier rang des candidats.
Par ailleurs, la Constitution libanaise autorise au Parlement d’élire n’importe quel chrétien maronite sans exiger l'annonce préalable de sa candidature.