Politique

Le ministère tunisien de l'Intérieur évoque un complot menaçant la vie du président Saïed

- La porte-parole du ministère, Fadhila Khelifi, a déclaré que "des opérations sont en cours pour démanteler ce complot"

Yosra Ouanes   | 24.06.2022
Le ministère tunisien de l'Intérieur évoque un complot menaçant la vie du président Saïed

Tunisia

AA / Tunisie

Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, ce vendredi, que "des informations font état d’un complot terroriste menaçant la vie du président de la République, Kaïs Saïed".

La porte-parole du ministère, Fadhila Khelifi, a déclaré lors d'une conférence de presse dans la capitale Tunis : "Des informations font état d’un complot terroriste menaçant la vie du président de la République".

"Des opérations sont en cours pour démanteler ce complot terroriste visant la vie du président", a-t-elle ajouté.

Khelifi a souligné qu'"une opération terroriste a été déjouée, dans la soirée d’hier, au cours de laquelle des loups solitaires ont tenté de prendre pour cible les forces de l’ordre devant un organe sensible de l’Etat".

La porte-parole a fait savoir que "l'auteur de l'opération a été arrêté, l’arme du crime saisie et que les enquêtes sont toujours en cours".

Plus tôt dans la journée de ce vendredi, le Syndicat de la Région de sécurité nationale en Tunisie a annoncé l'arrestation d'un élément "terroriste" qui avait poignardé plusieurs membres des forces de l’ordre dans la capitale.

En mars dernier, le porte-parole de la Garde nationale tunisienne, Houssemeddine Jebabli, avait annoncé la découverte de 148 cellules terroristes, sans préciser la période pendant laquelle ces cellules ont été identifiées.

Il a souligné qu'"en coordination avec des pays amis, plusieurs opérations terroristes et actes de sabotage visant des pays voisins avaient été déjoués".

Depuis mai 2011, la Tunisie a été le théâtre d'actes terroristes sporadiques, dont la fréquence s'est intensifiée depuis 2013, coûtant la vie à des dizaines de membres des forces de l’ordre et des forces armées, ainsi qu’à des touristes étrangers.

Dans un autre contexte, la porte-parole du ministère de l'Intérieur a confirmé que "trois personnes ont été arrêtées pour blanchiment d'argent appartenant à une association portant le nom de ‘Nama Tounes’, suite à des rapports faisant état de la réception de fonds depuis l'étranger par l'association".

Khelifi a indiqué que parmi les personnes arrêtées se trouvait "une personnalité qui occupait une fonction politique et qui a contribué à la création d'un ancien parti politique (sans en citer son nom)".

"Les enquêtes ont révélé l'apparition de signes de richesse obscènes chez la personne concernée, dont la source n’est pas justifiée", a fait savoir la porte-parole.

Les autorités tunisiennes ont arrêté l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali, dans la journée du jeudi, dans la ville de Sousse (est), selon des médias et des sources politiques. Les autorités tunisiennes n’ont encore émis aucun commentaire officiel à ce propos dans l’immédiat.

Les médias locaux ont rapporté que “Le parquet du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a autorisé, au soir du jeudi, la garde à vue de Jebali, dans le cadre des enquêtes liées à des soupçons de blanchiment d'argent, contre des membres d'une association caritative“.

Jebali, membre du mouvement Ennahdha, a dirigé le gouvernement tunisien de décembre 2011 à février 2013 et s'est présenté à la présidence en 2019.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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