Mona Saanouni
08 Mai 2018•Mise à jour: 09 Mai 2018
A/Berlin/Hossam Sadeq
Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, se rendra jeudi à la capitale russe Moscou.
Le ministère allemand des Affaires étrangères a indiqué, dans un communiqué rendu public mardi que "le ministre effectuera sa première visite à Moscou jeudi", à l'heure où les relations bilatérales sont marquées par des tensions.
Le communiqué souligne qu'il est prévu que Maas tienne une session de discussions avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.
Les discussions entre Maas et Lavrov porteront sur les relations bilatérales, la situation en Syrie, et la crise ukrainienne.
Cependant, le ministère n'a pas dévoilé la durée de la visite de Maas à Moscou, ni les autres activités qu'il effectuera.
"Nous avons besoin de contributions constructives de la part de la Russie pour trouver des résolutions des conflits en Syrie et dans l'Est de l'Ukraine", a indiqué Maas, cité par le communiqué du ministère allemand.
La visite de Heiko Maas en Russie intervient à l'heure où les relations bilatérales sont tendues, dans le contexte du rôle russe dans les crises en Ukraine et en Syrie.
En outre, Berlin accuse l'Administration russe d'avoir mené des cyberattaques contre des réseaux gouvernementaux allemands, plus tôt en 2018.
La visite intervient également une semaine avant la visite prévue de la Chancelière allemande, Angela Merkel, à la Station balnéaire de Sotchi en Mer Noire, le 18 mai courant, où elle rencontrera le président russe, Vladimir Poutine.
Depuis sa prise de fonction, le 14 mars dernier, Maas lance des critiques acerbes contre la Russie, qualifiant sa politique d'agressive, dans le contexte de la tentative d'assassinat de Skripal.
Maas refuse catégoriquement le retour de la Russie au G-7, après avoir suspendu son adhésion en 2014, dans le contexte de la crise ukrainienne et après l'annexion unilatérale de la péninsule ukrainienne de Crimée.
Les déclarations de Maas contre la Russie ont été critiquées en Allemagne par des partis de gauche, ayant considéré ces déclarations comme étant "une escalade de la tension avec la Russie.