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L’Italie qualifie d'« inutiles » les discussions avec la Russie

- Alors que les perturbations dans le détroit d’Ormuz font monter les prix du pétrole

Aysu Biçer  | 18.03.2026 - Mıse À Jour : 18.03.2026
L’Italie qualifie d'« inutiles » les discussions avec la Russie

Greater London

AA / Londres / Aysu Bicer

Le ministre italien de la Défense a déclaré qu’il serait « inutile » de chercher des approvisionnements en pétrole auprès de la Russie alors que les prix mondiaux de l’énergie montent en raison des perturbations dans le détroit d’Ormuz.

Selon un rapport de l’agence de presse italienne ANSA, Guido Crosetto a indiqué que le problème pour l’Italie et l’Europe n’est pas l’accès au pétrole, mais la hausse de son prix.

« Le problème est le prix du pétrole, pas l’endroit où le trouver », a déclaré Crosetto à la télévision Mediaset lorsqu’on l’a interrogé sur la possibilité de s’approvisionner en Russie.

« Il (le président russe Vladimir Poutine) le vendrait au même prix que les autres l’achètent. C’est comme ça en ce moment. »

Il a ajouté que l’Italie travaille à diversifier ses approvisionnements énergétiques, avec la compagnie nationale Eni obtenant des sources alternatives.

« L’Italie agit par l’intermédiaire de ses grandes entreprises ; Eni est l’une des plus grandes compagnies énergétiques mondiales et a pris des mesures avec le Venezuela, des sources africaines et des sources asiatiques comme l’Indonésie, pour compenser le déficit qui pourrait résulter de la fermeture d’Ormuz », a indiqué le ministre.

Crosetto a précisé que l’Italie et d’autres pays européens sont moins exposés aux perturbations que certains marchés mondiaux.

« Mais je dois dire que les pays européens et l’Italie font partie des pays les moins affectés par la fermeture d’Ormuz : le pétrole qui nous parvient via Ormuz représente environ 5 % de nos besoins et est, pour ainsi dire, facilement obtenu.

« Le plus gros problème concerne le gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar, qui représente environ 20 % de nos besoins.

Ce n’est pas tant un problème de sources d’approvisionnement pour nous que de prix », a-t-il ajouté.

Les tensions au Moyen-Orient ont augmenté depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, qui a fait jusqu’à présent environ 1 300 morts, dont le Guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei.

L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe, qu’il accuse d’héberger des installations militaires américaines, provoquant des victimes, des dégâts aux infrastructures et perturbant les marchés mondiaux et l’aviation.

Le détroit d’Hormuz est au centre des préoccupations énergétiques mondiales depuis que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a annoncé sa fermeture à la plupart des navires en représailles aux attaques américano-israéliennes.

Avant le conflit, environ 20 millions de barils de pétrole passaient chaque jour par le détroit. Sa perturbation a fait monter les prix du pétrole.

Le Brent est resté au-dessus de 100 dollars le baril alors que la guerre entrait dans sa troisième semaine, sans signe notable de désescalade.

* Traduit de l'anglais par Seyma Erkul Dayanc

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