AA / Tripoli / Mohamed Ennajem
Le chef de cabinet du Parlement libyen, Abdallah al-Masri, a été enlevé, mardi après-midi, dans la capitale Tripoli, à sa sortie du « Palais des hôtes » (Siège de la direction politique), par des hommes armés qui étaient à bord de véhicules militaires, apprend-on d’une source proche du cabinet.
La source qui s’exprimait, sous couvert de l’anonymat, a souligné : « le rapt est la résultante de différends entre le cabinet de la présidence du Parlement et les forces de sécurité présidentielle qui reprochent au chef du Cabinet enlevé d’entraver des procédures juridiques et financières », (non déterminées), à la défaveur des forces de sécurité.
La même source a prévu la « libération d’al-Masri au courant de la soirée du mardi ».
Alors qu' aucune partie n’a revendiqué le kidnapping, les autorités libyennes n’ont émis aucun commentaire (jusqu’à 15H12 GMT).
La présidence du cabinet du Parlement est chargée de la gestion des affaires administratives et financières de l’Assemblée et des affaires du personnel ainsi que de celles des commissions spécialisées du Parlement libyen provisoire.
Les forces de sécurité présidentielle sont chargées de la protection et de la garde du personnel du Parlement des « Palais des hôtes ».
La Libye souffre d’une détérioration sécuritaire sans précédent depuis la chute du régime du colonel disparu Mouammar Kadhafi, à cause, notamment, de la prolifération des armes aux mains de groupes armés qui échappent au contrôle du pouvoir central.
De nombreux responsables gouvernementaux, soldats et policiers ont fait l’objet d’actes de kidnapping voire d’assassinats au cours des trois dernières années.