AA / Tripoli / Mohamed Najm
Les Autorités libyennes ont découvert treize cadavres décomposés dans une barque coulée au large des cotes de Tajoura à l’Est de la capitale Tripoli, dans le nord-ouest de la Libye, selon la Marine libyenne.
Le porte-parole de la Marine libyenne, colonel Ayoub Kacem, a déclaré mardi, au correspondant de Anadolu que «treize corps décomposés ont été découverts, dans la soirée du dimanche, dans une barque coulée au large des côtes libyennes».
Le porte-parole a affirmé: «Il est probable qu'il s'agit des cadavres de Syriens».
Selon des observateurs, les craintes grandissent du côté libyen et aussi européen face à l’escalade de la contrebande et de la traite d’êtres humains.
Le parcours du trafic d’êtres humains dans la zone s’étend de l’Afrique subsaharienne jusqu’à l’île italienne Lampedusa en passant par les côtes libyennes, rapportant des centaines de milliers de dollars aux bandes de trafiquants.
Kacem a expliqué que «les cadavres ont été découverts quand la barque délabrée en bois a été tirée de la mer», indiquant qu’il y a des femmes et des enfants parmi les dépouilles, sans avancer plus de détails.
Le responsable libyen a fait part de ses craintes face à l’augmentation des noyades d’immigrés clandestins « compte tenu de l’indolence dont fait preuve la partie européenne dans la résolution de cette crise ».
D’après des sources dans les institutions de lutte contre l’immigration illégale, le nombre d’immigrés clandestins ayant atteint les côtes européennes depuis avril dernier, dépasse les 65000. Les estimations prévoient 100 mille immigrés illégaux dans la seconde moitié de l’année en cours.
Considérée par les immigrés africains comme un point d’appui pour rejoindre « l’eldorado » européen, tout particulièrement l’Italie, la Libye souffre d’une série de problèmes au niveau des frontières « poreuses ».
Les Nations Unies avaient, pour leur part, annoncé dans un rapport publié récemment, que près de 30000 immigrés clandestins étaient entrés en Libye, par divers moyens entre les mois de mars et d’aout 2013.
Rome avait lancé, en octobre dernier, une opération de sauvetage des immigrés clandestins en Méditerranée menée par 920 militaires et 4 frégates.