Istanbul
AA / Istanbul / Mohammad Sio
Le chef de l’opposition israélienne, Avigdor Lieberman, a appelé lundi à poursuivre la guerre contre l’Iran même en cas de retrait des États-Unis, après les déclarations du président américain Donald Trump évoquant des « discussions constructives » avec Téhéran.
« Si les États-Unis se retirent de la guerre, nous devons continuer. De notre point de vue, le renversement du régime est essentiel », a déclaré Lieberman, chef du parti Yisrael Beytenu, à l’ouverture de la réunion de son groupe parlementaire, selon le quotidien Yedioth Ahronoth.
Lieberman a vivement critiqué le gouvernement israélien, l’accusant de se concentrer sur des questions législatives internes alors que les menaces sécuritaires persistent.
« Alors que les habitants du nord entendent des sirènes d’alerte aérienne toutes les quelques minutes, la Knesset va débattre du sort du peuple d’Israël et de l’élargissement des pouvoirs des tribunaux rabbiniques ; c’est une folie absolue », a-t-il affirmé.
Trump a déclaré lundi avoir ordonné un report de cinq jours de toutes les frappes visant les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des discussions « très bonnes et productives » avec Téhéran au cours des deux derniers jours.
« Je suis heureux d’annoncer que les États-Unis d’Amérique et le pays qu’est l’Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des conversations très bonnes et productives concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient », a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social.
Trump a ajouté que, compte tenu du « ton et de la teneur » de ces discussions approfondies, détaillées et constructives, qui, selon ses termes, « se poursuivront tout au long de la semaine », il a demandé au département de la Défense de reporter de cinq jours toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes.
Il a précisé que cette pause restait conditionnée au succès des réunions et discussions en cours.
L’escalade régionale se poursuit depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, ayant fait jusqu’à présent plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, causant des pertes humaines et des dégâts aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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