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03 Avril 2021•Mise à jour: 03 Avril 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada a condamné la situation dans la région éthiopienne du Tigré, émaillée par des actes de violences, qui se poursuivent depuis l’enclenchement d’un conflit fratricide en novembre dernier.
C’est ce qui ressort d’une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères des pays du G7, mise en ligne sur le site « d’Affaires étrangères Canada ».
« Nous, les ministres des Affaires étrangères du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique, sommes vivement préoccupés par les récents rapports faisant état d’abus et de violations des droits de la personne et de violations du droit humanitaire international et des droits des réfugiés au Tigré », lit-on dans la déclaration.
« Nous condamnons le meurtre de civils, la violence sexuelle et fondée sur le genre, les bombardements aveugles et le déplacement forcé des habitants du Tigré et des réfugiés érythréens », poursuit le texte.
« Toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue, garantir la protection des civils et respecter les droits de la personne et le droit international », avertit le communiqué signé également par le haut-représentant de l’Union européenne.
Abordant le volet de l’aide humanitaire, le communiqué exhorte, « les parties au conflit à assurer l’acheminement immédiat et sans entrave de l’aide humanitaire ».
« Nous sommes préoccupés par l’aggravation de l’insécurité alimentaire et par les conditions d’urgence qui prévalent dans de vastes zones du centre et de l’est du Tigré ».
Les représentants de la diplomatie occidentale, dont le Canada, ont conclu leur déclaration en appelant « à la fin de la violence et à la mise en œuvre d’un processus politique inclusif, clair et acceptable pour tous les Éthiopiens, y compris les citoyens du Tigré ».
Ce processus, souligne le texte, « doit mener à la tenue d’élections crédibles et à la mise en place d’un processus de réconciliation nationale plus large ».
Le 10 mars dernier, la crise au Tigré et la violation des droits de l’Homme dans cette région a été au centre d’un entretien téléphonique entre le ministre canadien des Affaires étrangères, Marc Garneau, et son homologue éthiopien, Demeke Mekonnen.
Plusieurs dizaines d’Ethiopiens établis au Canada ont manifesté, récemment, à Ottawa, devant le parlement fédéral, pour appeler le monde à prêter attention à la situation dans leur pays et le Canada à agir.
Le 4 novembre dernier, des affrontements ont éclaté dans la région du Tigré entre l'armée fédérale et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), avant qu'Addis-Abeba n'annonce le 28 du même mois que l’opération de « maintien de l'ordre » a pris fin par la reprise du contrôle de toute la région.