AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy - Lorène Barillot
Le Canada a déclaré le 7 mars, que dans le cadre de sa décision de suspendre ses relations économiques et militaires avec la Russie en réponse à l'intervention russe en Crimée, il avait décidé d'expulser les neufs soldats russes qui se trouvent dans le pays dans le cadre de formations.
Ces neufs soldats ont 24 heures pour quitter le Canada.
Des sources proches du gouvernement à Ottawa ont affirmé que six soldats se trouvaient à Saint-Jean, au Québec, pour des cours d'anglais et de français, que deux soldats recevaient une formation à la base militaire de Gagetown, et qu'un soldat donnait des cours de russe aux soldats canadiens dans la base militaire de Gatineau, au Québec.
La presse canadienne a indiqué que cette décision se référait à la déclaration du Premier ministre canadien Stephen Joseph Harper, qui avait indiqué quelques jours avant que les activités bilatérales millitaires avaient été suspendues.
Le ministre des Affaires étrangères canadien John Baird a affirmé pour sa part, le 6 mars, que "le référendum pour la Crimée était inacceptable", et que "la Russie suivait des méthodes soviétiques". Selon lui, le délai de dix jours ne suffirait pas pour un référendum.
Il a évoqué l'importance de la protection des droits des minorités, à savoir les Juifs et les Musulmans. "Il est difficile de comprendre qu'un pays du G8 agisse ainsi au 21ème siècle, en 2014", s'est étonné Baird.