AA/ Alger/ Abderrazek Ben Abdallah
« Le nouveau gouvernement, conduit par Abdelmalek Sellal, sera présenté au président Bouteflika dans les deux jours qui viennent. Il regroupera de nouvelles figures, dont celles issues des partis de l’opposition », a annoncé Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat et Conseiller personnel du président Bouteflika.
« Le président Bouteflika avait reconduit Abdelmalek Sellal au poste de premier ministre et l’a chargé d’entamer des concertations en vue de former la nouvelle équipe gouvernementale qui sera présentée au plus tard dans les deux jours qui viennent », a déclaré Belkhadem mercredi, à la Radio officielle algérienne.
« Un important remaniement ministériel sera opéré de manière à permettre à de nouvelles figures de différentes sensibilités politiques d'y être, qu’ils soient de la coalition qui a soutenu le président lors des élections ou de certains partis n’ayant pas rejoint le gouvernement auparavant », a-t-il poursuivi.
« L’opposition fera désormais partie du pouvoir. Celle qui n’y serait pas, sera parmi les partis de l’opposition au Parlement », a-t-il encore expliqué.
Réélu président de la République pour la 4ème fois consécutive, Bouteflika, âgé de 77 ans, avait désigné le directeur de sa campagne électorale, Abdelmalek Sellal, premier ministre, poste que celui-ci occupait avant la tenue de l’élection présidentielle du 17 avril courant.
« Une fois le programme du nouveau gouvernement est approuvé, il importe d’entamer des concertations avec les différentes sensibilités et formations politiques sur la révision de la constitution consensuelle », a encore déclaré Belkhadem à propos des priorités de l’étape à venir.
La prochaine révision constitutionnelle s’articulerait autour de « la consécration de la séparation des pouvoirs, la consolidation de l’indépendance de la Justice à travers le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), l’élargissement de la compétence législative du parlement bicaméral et le renforcement du statut de l’opposition », a-t-il dit.
Le président algérien avait déclaré, après sa prestation de serment pour un quatrième mandat qu’un « atelier sur les réformes politiques sera relancé prochainement pour aboutir à l’amendement de la Constitution de manière consensuelle ».
une Coalition politique algérienne d’opposition avait estimé que l’engagement du président Abdelaziz Bouteflika à élaborer une constitution consensuelle n’est autre qu’une « tentative visant à contourner les revendications de l’opposition et à les vider de toute substance ».
La Coordination de la coalition d’opposition avait arrêté, au milieu de la semaine écoulée, la date du 17 mai pour tenir une conférence sur l’examen des mécanismes de réalisation de la transition démocratique dans le pays.