AA / Abderrazak Ben Abdallah
Une Coalition politique algérienne d’opposition a estimé mercredi, que l’engagement du président Abdelaziz Bouteflika à élaborer une constitution consensuelle n’est qu’une « tentative pour contourner les revendications de l’opposition et pour les vider de toute substance ».
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié mercredi par la «Coordination pour les Libertés et la Transition démocratique », au sein de laquelle évoluent trois partis d’obédience islamique, le MSP, Ennahdha et le Front pour la Justice et le Développement et la formation d’orientation laïque, le Rassemblement pour la Culture et de la Démocratie, (RCD), ainsi que deux candidats qui se sont retirés de la course à la présidentielle du 17 avril courant.
Il s’agit de Ahmed Benbitour (ancien Premier ministre en 2000) et de Sofien Djilali, chef d’un parti baptisé Jil Jadid (Nouvelle génération).
Le communiqué, dont Anadolu a eu copie, indique que « l’évocation par le pouvoir d’une Constitution consensuelle est une ancienne méthode, usitée et déjà consommée, qui a pour but de contourner les revendications de l’opposition et de les vider de toute substance ».
« La coordination estime que le paysage politique généré par le pouvoir à l’occasion de la cérémonie de prestation de serment confirme de nouveau la justesse et la pertinence de ses positions (boycott) prises à l’égard l’élection du 17 avril 2014 », poursuit le communiqué.
« La coordination appelle le peuple algérien et les acteurs politiques et sociaux à adhérer à son initiative visant à accomplir un changement effectif par des voies pacifiques, afin de préserver l’Algérie et la pérennité de l’Etat », ajoute le communiqué, avant de conclure : « Nous faisons part de notre prédisposition à dialoguer avec tous les partenaires qui partagent nos objectifs ».
Aucun commentaire n’a pu être recueilli de la part du gouvernement algérien au sujet de la teneur du communiqué de la coordination.
Le président algérien avait déclaré lundi, suite à sa prestation de serment pour un quatrième mandat: « partant de la conviction profonde qui m’anime pour renforcer notre consensus national et faire de telle sorte que la démocratie franchisse de nouvelles étapes, un atelier sur les réformes politiques sera relancé prochainement pour aboutir à l’amendement de la Constitution de manière consensuelle ».
La Coordination de la coalition d’opposition avait arrêté, au milieu de la semaine écoulée, la date du 17 mai pour la tenir une Conférence sur l’examen des mécanismes de réalisation de la transition démocratique dans le pays.