La Russie convoque l’ambassadeur israélien et proteste fermement après une frappe visant des journalistes de RT au Liban
- Le ministère russe des Affaires étrangères demande à l’ambassadeur Oded Joseph « une enquête approfondie sur les circonstances de l’incident et la prévention de telles pratiques à l’avenir »
Moscow City
AA / Moscou / Elena Teslova
Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué vendredi l’ambassadeur d’Israël Oded Joseph et a adressé une vive protestation après une frappe aérienne israélienne ayant visé des journalistes de la chaîne RT au Liban.
Interrogé par des journalistes avant d’entrer dans le bâtiment du ministère à Moscou, le diplomate a refusé de répondre aux questions, déclarant qu’il « ne voulait pas être en retard à la réunion ».
À l’issue de l’entretien avec l’ambassadeur israélien, le ministère a publié un communiqué indiquant que le vice-ministre des Affaires étrangères Georgy Borisenko avait exprimé une vive protestation auprès de Oded Joseph concernant cette attaque.
« La partie russe a protesté contre le bombardement de membres d’une équipe de télévision de RT, blessés à la suite d’une frappe de missile de l’armée de l’air israélienne dans le sud du Liban », précise le communiqué.
Le ministère a ajouté que Georgy Borisenko avait demandé « une enquête approfondie sur les circonstances de l’incident et la prévention de telles pratiques à l’avenir ».
Les deux diplomates ont également évoqué la situation militaire et politique tendue au Moyen-Orient, ajoute le texte.
Jeudi, des membres d’une équipe de RT, en mission éditoriale dans le sud du Liban, ont été blessés à la suite d’une frappe aérienne israélienne.
Le correspondant Steve Sweeney et son cameraman Ali Rida Sbeity ont été touchés lors de l’attaque. Le ministère russe des Affaires étrangères a ensuite indiqué que l’ambassadeur israélien serait informé de l’évaluation russe concernant cette frappe visant des journalistes.
La porte-parole du ministère, Maria Zakharova, a qualifié l’attaque de « ciblée », soulignant qu’elle visait des civils non armés, protégés par le droit international humanitaire en tant que journalistes.
Elle a insisté sur le fait que les journalistes portaient des gilets clairement identifiables avec la mention « presse », ne disposaient que de caméras et de microphones, et que la frappe s’est produite dans une zone dépourvue d’installations militaires.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
