Le Secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes (LEA), Nabil al-Arabi a appelé "la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à la situation au Liban" pour éviter "l’enlisement vers des conflits qui pourraient avoir des conséquences sur la région" tout entière.
S’exprimant mardi, à Rome, à l’ouverture d’une Conférence ministérielle internationale consacrée à soutenir l’armée libanaise, al-Arabi a indiqué que «la Ligue Arabe est engagée à fournir l’appui au Liban, à son armée et à ses institutions constitutionnelles».
Nabil al-Arabi a appelé les dirigeants libanais à «hâter la mise en œuvre des échéances constitutionnelles en procédant à l’élection d’un nouveau président» afin de mettre un terme à la «vacance qui suscite l’inquiétude et soulève les craintes», à cause des différends sur la scène politique libanaise.
D’une durée d’une journée, la Conférence organisée à Rome à l’initiative conjointe de l'Organisation des Nations Unies et du gouvernement libanais se tient dans le cadre du «Groupe international pour le soutien du Liban», lancé le 25 septembre dernier en marge des réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Initié par la France, le groupe en question comprend la Russie, la Chine, les Etats Unis d’Amérique, la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Union Européenne et la Ligue des Etats Arabes.
Gebran Bassil, ministre libanais des Affaires étrangères a, de son côté, appelé les participants à la conférence de Rome à prendre des «mesures tangibles» pour appuyer l’armée libanaise, relevant que "l’Arabie Saoudite a offert trois milliards USD d’aides à l’armée".
«L’appui sera destiné à accorder à l’armée une opportunité afin d’accomplir son rôle et de surmonter les défis auxquels fait face le Liban », a-t-il poursuivi avant d'ajouter : «Nous sommes aux premières lignes de la lutte contre le terrorisme».
Le chef de la diplomatie libanaise a conclu son intervention en estimant que «l’octroi d’un appui concret au lieu du soutien seulement verbal sera bénéfique pour tous».
Le ministre libanais de la Défense Samir Mokbel a, pour sa part, souligné « l’importance du rôle des forces armées libanaises dans la collecte des renseignements en vue de faire face aux menaces extérieures».
« Le Liban doit se doter d’une stratégie globale de défense pour garantir la sécurité de notre population, des résidents étrangers et de notre économie et infrastructure », a ajouté le ministre de la Défense et vice-président du Conseil des ministres. Le Liban a besoin d’une «armée moderne afin de faire face à toute éventuelle agression et de pouvoir traiter les menaces à même de porter atteinte à la stabilité du pays », a conclu Mokbel.
Au terme de la séance d’ouverture, une réunion à huis clos s’est tenue en présence de 40 pays et organisations régionales et internationales.