AA / Pékin / Mahmut Atanur
La Chine a célébré jeudi en grande pompe «la journée de la victoire» de 1945 sur «l’occupation japonaise» et «le fascisme de la seconde guerre mondiale».
Un imposant défilé militaire a été organisé, place Tiananmen, à Pékin, avec la participation de hauts responsables de 49 pays, dont 30 chefs d’Etats et de gouvernements ainsi que des représentants de dix grandes organisations internationales.
Etaient notamment présents le président russe Vladimir Poutine, le président vénézuélien Nicolas Maduro, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, le président égyptien Abdelfattah al-Sissi, le président soudanais Omar al-Béchir et le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon.
Près de douze mille soldats ont défilé sur la «place de la porte de la paix céleste», dont environ un millier de soldats étrangers venant de 17 pays à l’instar de la Russie, le Kazakhstan et, une première, du Kirghizistan.
Le président chinois Xi Jinping a salué le soutien de la communauté internationale à la Chine «dans sa lutte contre l’agression japonaise», affirmant que «la Chine n’oubliera pas ce que les autres peuples ont fait pour elle au début de la guerre de résistance».
Fait marquant de ces célébrations, l’annonce faite par Xi Jinping sur l’intention de la Chine de réduire ses effectifs militaires de 300 mille hommes «pour la paix mondiale».
L’autre fait marquant, c’est l’absence des dirigeants occidentaux, notamment le président américain ou encore la Chancelière allemande, mais encore, parmi les voisins, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et le président nord-coréen Kim Jong-un, qui n’étaient pas invités.
Les mesures de sécurité strictes ont quasiment paralysé la capitale chinoise, où plusieurs routes et artères ont été coupées et de nombreux sites touristiques fermés.