Hafawa Rebhi
26 Septembre 2017•Mise à jour: 26 Septembre 2017
AA / Bruxelles / Hatem Sakli
L'Union européenne (UE) a appelé le District région kurde à renoncer au référendum de séparation « unilatéral », réaffirmant son plein appui à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Irak.
L'Union a regretté, dans un communiqué publié mardi, l'indifférence face à ses appels précédents pour arrêter la tenue du référendum qui a eu lieu lundi.
L’UE a demandé à toutes les parties de faire preuve de calme et de retenue. Elle a préconisé la voie du dialogue pacifique et constructif pour résoudre toutes les questions en suspens et parvenir à une solution convenue d'un commun accord (entre Bagdad et Erbil) dans le cadre de la constitution irakienne.
Pour les Européens, l’unité de l'Irak est primordiale pour faire face à la menace persistante posée par l'organisation terroriste Daech ; d’autant plus que se pose à l’Irak et à la communauté internationale la «tâche ardue de reconstruire les zones libérées et de parvenir à un Irak stable, sûr et prospère pour le tout le peuple irakien ».
L'UE a rejeté, mardi dernier, la décision par le gouvernement régional kurde dans le nord de l'Irak, de tenir le référendum sur la sécession de l’Irak.
La Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini avait alors considéré la consultation prévue comme « un acte unilatéral et contre-productif ».
Dans un mouvement contraire aux orientations régionales et internationales, les bureaux de vote dans la District kurde ont accueilli lundi environ 5 millions d'électeurs pour voter au référendum sur la sécession de l'Irak
Dans les trois provinces kurdes d'Erbil, de Sulaymaniyah, de Dohuk et dans d'autres zones disputées entre Erbil et Bagdad, les irakiens ont été interrogés sur leur volonté de se séparer de l’Irak.
Dans le même temps, le parlement irakien a voté à l'unanimité une résolution de 14 paragraphes en réponse au référendum régional. La résolution prévoit notamment l’envoi par le gouvernement fédéral d’unités militaires dans les zones en litige, y compris la province de Kirkouk pour y maintenir la sécurité.
Le gouvernement central s’oppose au référendum et à ses résultats. Pour Bagdad la consultation kurde n’est pas conforme à la constitution de 2005 du pays et va à l’encontre des intérêts politiques, économiques et nationaux des Kurdes.