AA - Washington - Hamza Gedikoğlu
Le porte-parole du Département d'Etat Américain, Jen Psaki a déclaré lundi que les États-Unis ne plaident pas en faveur d'un Kurdistan indépendant en Irak et a appelé tous les pays à soutenir les efforts pour l'unité de ce pays.
L'organisation de l'État islamique d'Irak et du Levant (EIIL) a pris le contrôle de plusieurs villes irakiennes depuis le début du mois de juin.
Face à ce grave problème de sécurité, "nous pensons qu'il est encore plus important que toutes les parties - chiites, sunnites et Kurdes - restent unis contre la menace qui les guette", a souligné Psaki concernant la possibilité de l'indépendance du Kurdistan en Irak.
Psaki a indiqué que les États-Unis sont au courant des aspirations des Kurdes à l'indépendance et a affirmé que la menace à laquelle la région est confrontée, exige l'unité.
Auparavant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a fait part, dimanche, de son soutien à la création d'un Etat kurde indépendant au nord de l'Irak.
Suite à la déclaration de Netanyahu, le vice premier ministre Bulent Arinc, a lancé: "nous souhaitons que l'Irak ne soit pas morcelé, que son intégrité territoriale soit maintenue, qu'il y ait un climat démocratique où tous les membres de la société pluriethnique et pluriconfessionnelle puissent se faire représenter. C'est notre opinion officielle."
Sur "l’établissement du Califat islamique" par l'EIIL, annoncé dimanche par la voie de son porte-parole Abou Mohamed al-Adnani, Psaki a estimé que cette déclaration n'a pas de sens pour le peuple irakien et syrien, mais dévoile de plus en plus, la véritable nature de l'organisation et sa volonté de contrôler les gens par la terreur.