L’Association JURDI saisit la justice au sujet de déclarations attribuées à Francesca Albanese
- L’Association des Juristes pour le respect du droit international a déposé un signalement auprès du parquet de Paris suite aux déclarations attribuées au ministre français Jean-Noël Barrot concernant Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
L’Association des Juristes pour le respect du droit international (JURDI) a annoncé le 12 février avoir saisi la justice française concernant des déclarations attribuées au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à propos de Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967.
Dans un communiqué, JURDI a indiqué que ces propos constituaient « une atteinte à l’indépendance d’un mandat onusien et un manquement aux obligations internationales de la France ».
L’association a donc déposé un signalement au Procureur de la République de Paris pour diffusion de fausse nouvelle, selon les dispositions légales françaises.
Le 11 février, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a évoqué à l’Assemblée nationale française la possibilité de demander la démission de Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.
L’Association des Juristes pour le respect du droit international (JURDI) a indiqué que ces propos étaient « frauduleusement imputés » à la Rapporteuse spéciale et a déposé un signalement auprès du Procureur de la République pour diffusion de fausse nouvelle.
Les interventions publiques d'Albanese s’inscrivent dans le cadre de son mandat onusien.
Lors de son intervention au forum public du 7 décembre 2025, Albanese avait notamment évoqué, dans ses rapports sur Gaza, les liens entre différentes injustices dans le monde, citant le Yémen, le Soudan et le Congo, et n’avait formulé aucune déclaration visant Israël ou sa population.
JURDI a également souligné que la France, représentée à Genève par son ambassadrice auprès de l’ONU, n’avait pas demandé la démission de Francesca Albanese lors du Conseil des droits de l’homme, contrairement aux annonces précédentes du ministère.
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