AA/Skhirat (Maroc)/ Khalid Mejdoub
L’émissaire de l'ONU en Libye, Bernardino Leon, a déclaré, vendredi, qu’une solution à la crise libyenne sera trouvée au cours des deux prochaines semaines, soulignant que des noms de personnalités seront proposés, au cours de la semaine prochaine, pour assumer les responsabilités de chef du gouvernement d’unité nationale.
Leon a affirmé, lors d’une conférence de presse tenue vendredi, dans la ville marocaine de Skhirat, en marge du dialogue libyen, la nécessité d'accélérer le processus pour parvenir à une solution à la crise, en raison de la situation alarmante dans le pays.
Il a ajouté: «Nous avons examiné, au cours de la réunion de vendredi, le processus de sélection des noms pour le poste de chef du prochain gouvernement libyen. Ces noms seront présentés au cours de la semaine prochaine. Ils seront soumis au Parlement [de Tobrouk], au Congrès national général, puis aux autres participants du dialogue libyen».
D'autre part, Fathi Bachagha, qui boycotte le Parlement de Tobrouk, a affirmé que des noms seront proposés pour les responsabilités du prochain chef du gouvernement libyen, et pour les postes de deux de ses adjoints, lors d'une nouvelle tournée du dialogue, qui se tiendra à Genève, mercredi prochain.
De son côté, Taoufiq Chouhaibi, participant indépendant au dialogue, a indiqué qu’une nouvelle tournée du dialogue se tiendra mercredi prochain à Genève, et encore une autre, la semaine d’après, à Skhirat.
Chouhaibi a appelé le Congrès national général à se joindre au dialogue, déclarant s’attendre à ce que le gouvernement soit formé avant le 20 septembre, d’autant plus que des noms de personnalités seront proposés dès mercredi prochain, pour le poste de chef du gouvernement libyen.
Un nouveau cycle du dialogue politique libyen a démarré, jeudi, dans la ville marocaine de Skhirat, sous la supervision de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye, malgré l'absence de Congrès national général.
Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye: Le gouvernement provisoire issu du Parlement de Tobrouk et siégeant à al-Beïda (Est), et le gouvernement de Salut issu du Congrès National Général et siégeant à Tripoli (ouest).