AA / Bagdad / Ali Jawad
Vingt-quatre accusés dans l’affaire du «massacre de Speicher» ont été condamnés à mort par pendaison, mercredi, par le Tribunal pénal central d’Irak.
Le 12 juin 2014, au lendemain de la prise de Tikrit, chef lieu de la province de Salaheddine, l’EIIL avait exécuté des centaines [1700 selon plusieurs sources] d'élèves soldats chiites dans une base militaire proche de la ville, incident connu depuis comme «le massacre de Speicher».
Quatre autres accusés dans la même affaire ont été libérés pour insuffisance de preuves, a indiqué le porte-parole du conseil suprême de la magistrature irakien, Abdessattar al-Birqdar, dans un communiqué dont Anadolu a obtenu copie.
Le jugement de ce mercredi a été rendu en première instance et un recours est possible au cours des 30 prochains jours.
Le procès de 28 personnes accusées d’être impliquées dans le «massacre de Speicher» a démarré ce mercredi, indique le communiqué qui ne donne aucune précision sur l’identité des accusés.
La justice irakienne avait annoncé, le 19 mai dernier, l’arrestation de 17 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’exécution de 1700 élèves officiers de la base de «Speicher», près de Tikrit, et l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de 590 autres accusés qui ont été interdits de voyage et dont les biens et avoirs ont été saisis.
Une source sécuritaire a déclaré, début juin, que 43 officiers, de grades différents, ont été déférés devant la justice militaire pour avoir «causé le massacre de Speicher».
D’importantes manifestations des proches des victimes ont été organisées au cours des derniers mois dans diverses provinces du pays, revendiquant le jugement des personnes impliquées dans le massacre. Des membres des tribus vivant près de la zone où se situe la base de «Speicher» sont accusés par la population d’avoir participé, avec l’EIIL, à l’exécution des élèves soldats.