AA/Le Caire
Dix-sept groupes de défense des droits de l’Homme ont dénoncé un projet de loi de lutte contre le terrorisme proposé par le gouvernement égyptien, en avertissant que la mesure impose «un état d’urgence non déclaré» dans le pays.
«Le projet de loi représente une atteinte flagrante contre la Constitution […] et sape ce qui reste du système judiciaire égyptien» ont mis en garde les organisations, dans un communiqué conjoint.
«Il [le projet de loi] impose un état d’urgence non déclaré et indéfini et créé un système judiciaire parallèle» ont-elles souligné.
Le projet de loi a été approuvé, mercredi, par le gouvernement égyptien, au lendemain des attaques simultanées contre plusieurs postes de contrôle sécuritaires dans la péninsule du Sinaï.
Le projet de loi est maintenant en attente d’être promulgué par le président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, qui détient le pouvoir législatif dans le pays.
Le projet de loi énumère au moins 12 crimes susceptibles d’être punis par la peine de mort. Il requiert également un emprisonnement de pas moins de deux ans pour la publication d’informations sur des actes terroristes, en contradiction avec les déclarations officielles.