AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le président français François Hollande a accusé mercredi la communauté internationale de "ne pas agir en temps voulu pour faire cesser les massacres en Syrie''.
Dans un discours prononcé à bord du porte-avions français Charles de Gaulle qui fera route vers l'Irak, Hollande a réaffirmé la volonté déterminée de son pays de lutter contre le terrorisme.
Le porte-avions permettra ''si nécessaire de mener des opérations en Irak avec encore plus d'intensité et d'efficacité'' dans le cadre des frappes aériennes françaises, a fait savoir Hollande.
''Aujourd'hui, la situation justifie sa présence'', a-t-il insisté.
La communauté internationale aurait dû agir ''à la fin du mois d'août 2013, début du mois de septembre'', a poursuivi le président français. Il a par ailleurs affirmé que la France ''était prête'' à intervenir à l'époque.
''Une autre voie a été préférée. Nous en voyons les résultats'', a-t-il déploré.
La France avait dû renoncer en septembre 2013 à une intervention militaire en Syrie lorsqu'elle a été confrontée à la décision du président américain Barack Obama de saisir le Congrès avant toute frappe aérienne en Syrie.