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Herzog salue la médiation proposée par Macron entre Israël et le Liban

- Le président israélien qualifie de « très positive » l’initiative française visant à organiser des discussions directes, dans un contexte de guerre régionale impliquant le Hezbollah et l’Iran

Serap Doğansoy  | 17.03.2026 - Mıse À Jour : 17.03.2026
Herzog salue la médiation proposée par Macron entre Israël et le Liban

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le président israélien Isaac Herzog a salué lundi comme « une évolution très positive » l’offre du président français Emmanuel Macron de faciliter des discussions directes entre Israël et le Liban, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient.

« Je pense qu’il est très important qu’il y ait des pourparlers », a déclaré Herzog, estimant que ces discussions pourraient permettre « d’avancer avec le Liban ».

Samedi, Emmanuel Macron avait appelé Israël à accepter des « discussions directes » avec l’exécutif libanais et « toutes les composantes » du pays, se disant prêt à en faciliter l’organisation en les accueillant à Paris. Il a également exhorté le Hezbollah à « arrêter immédiatement sa fuite en avant » et Israël à renoncer à une offensive d’ampleur.

Dans le même entretien, Herzog a appelé les pays européens à « soutenir tout effort visant à éradiquer » le Hezbollah, mouvement islamiste libanais soutenu par l’Iran, estimant que la région se trouvait à un « tournant historique ».

Ces déclarations interviennent alors que cinq pays occidentaux, Allemagne, Canada, France, Italie et Royaume-Uni, ont averti qu’une opération terrestre israélienne de grande ampleur au Liban devait être évitée, en raison de ses potentielles conséquences humanitaires et du risque d’un conflit prolongé.

Herzog a par ailleurs estimé que la « menace iranienne », notamment balistique, constituait un enjeu majeur pour la sécurité européenne, accusant Téhéran d’être à l’origine de l’instabilité régionale et de menaces terroristes.

Les tensions au Moyen-Orient s’intensifient depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a déjà fait environ 1 200 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.

Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe, qu’il accuse de cibler des « installations militaires américaines ».

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