Hamza Tekin
02 Mars 2016•Mise à jour: 03 Mars 2016
AA / Beyrouth / Jad Yatim
Saad Hariri, chef du Courant "al-Moustakbel" et ancien Premier ministre libanais a affirmé, mercredi, que le Courant continuera à discuter avec le mouvement Hezbollah, bien que classé «organisation terroriste» par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Hariri animait une conférence de presse, mercredi, au siège du Parlement libanais, après le report d’une séance, initialement prévue pour l'élection d’un nouveau président de la République.
«Le Courant al-Moustakbel continuera à avoir des séances de dialogue avec Hezbollah. Le dialogue se déroule entre des mouvances différentes et non pas entre des alliés»,a dit Hariri, proche de Riyad.
Il a, cependant souligné que «ce que fait Hezbollah en Syrie et au Yémen demeure un acte criminel et terroriste et ils [les dirigeants du parti] connaissent notre position à ce sujet».
Hariri a mis l’accent sur «l’impératif de maintenir la neutralité au Liban pour empêcher que le feu syrien ne s’étende au pays».
«Je demeure convaincu que le dialogue avec Hezbollah aboutira, tôt ou tard, à un résultat», a-t-il encore dit.
Le courant «al-Moustakbel» tient, chaque mercredi, des séances de dialogues hebdomadaires, avec le mouvement Hezbollah, au bureau du président du parlement, Nébih Berri, dans la zone de Ain al-Tina à Beyrouth.
Le CCG, regroupant l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, le sultanat d’Oman, le Koweït, le Qatar et le Bahreïn, avait annoncé, plutôt dans la journée du mercredi, avoir classé «les milices du Hezbollah comme organisation terroriste».