Sami Sohta
30 Juin 2017•Mise à jour: 02 Juillet 2017
AA/ Crans-Montana (Suisse)
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a affirmé qu'il est très difficile de parvenir à une solution au problème de l'île de Chypre.
C’est ce qu’a déclaré le Secrétaire général, vendredi à Crans-Montana, en Suisse, où se poursuivent les travaux de la Conférence sur Chypre.
Il faut fournir davantage d’efforts pour identifier une solution à la question chypriote, a noté Guterres, qualifiant « d’historique » la réunion en cours destinée « à parvenir à une solution globale mettant fin à la division de l'île».
Le Secrétaire général a relevé le sérieux des participants à la conférence, notant cependant la nécessité de résoudre certaines questions délicates telles la « sécurité et les garanties ».
Interrogé sur la position des Nations Unies dans le cas où les parties participant à la conférence n’aboutissent pas à un résultat, Guterres a indiqué que l’ONU participe à l’événement afin de soutenir les parties.
«Nous voulons que les parties parviennent à un résultat, notre seule exigence est que le résultat soit positif et durable», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Je vous garantis que nous ne sommes pas impatients. Nous ne menaçons d’aucune façon les parties. Nous sommes venus pour aider à parvenir à une solution, mais cela est très difficile».
La conférence parrainée par les Nations Unies sur la question chypriote s’est ouverte mercredi dernier, dans la ville de Crans-Montana, en Suisse, avec pour objectif de parvenir à une solution globale à la question de l’île divisée en deux parties, turque et grecque.
Les chypriotes turcs et grecs participent à la conférence, ainsi que les parties garantes, à savoir la Turquie, la Grèce, le Royaume-Uni, et l’ONU.
L'île de Chypre reste divisée entre deux régions turque et grecque depuis un coup d'Etat militaire mené par les chypriotes grecs et la mission de paix de la Turquie en vue de la protection des Chypriotes turcs en 1974.
Devenue membre de l'UE en 2004, la République chypriote grecque a rejeté, la même année, un plan d’unification de l’île proposé par l’ONU.