Politique

France : Six députés et eurodéputés RN cités dans un groupe Facebook « raciste » et « antisémite »

- Intitulé « Résistance Patriote !!!! », ce groupe privé compte plus de 23 600 membres. Il a été renommé en février 2025, après avoir porté le nom de « CONTRE l’invasion migratoire et l’_I_S_L_A_M »

Wafae El Baghouani  | 08.01.2026 - Mıse À Jour : 09.01.2026
France : Six députés et eurodéputés RN cités dans un groupe Facebook « raciste » et « antisémite »

Istanbul

AA / Istanbul / Wafae El Baghouani

Six députés et eurodéputés du Rassemblement national (RN) ont été identifiés comme membres d’un groupe Facebook privé diffusant des propos racistes, antisémites et des appels à la violence, selon une enquête publiée par le média français Les Jours.

Intitulé « Résistance Patriote !!!! », ce groupe privé compte plus de 23 600 membres. Il a été renommé en février 2025, après avoir porté le nom de « CONTRE l’invasion migratoire et l’_I_S_L_A_M ». D’après Les Jours, des publications haineuses et des appels au meurtre y sont relayés de manière récurrente depuis plusieurs années.

Parmi les élus cités figurent les députés Lionel Tivoli (Alpes-Maritimes), Philippe Lottiaux (Var) et Timothée Houssin (Eure), ainsi que les eurodéputés Mélanie Disdier, Jean-Paul Garraud et Julie Rechagneux.

Des captures d’écran consultées par Les Jours font état de propos visant notamment les musulmans, les personnes noires et les juifs, ainsi que des messages appelant à des violences collectives. Le groupe afficherait également des visuels et slogans associés à l’extrême droite radicale.

En réaction, un responsable politique de gauche a annoncé avoir saisi la procureure de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, pour des faits présumés d’appel au meurtre, de provocation à la haine raciale et d’injures à caractère raciste.

À ce stade, les élus mis en cause n’ont pas réagi publiquement aux révélations. Le RN n’a pas non plus publié de communiqué officiel.

Ces révélations interviennent dans un climat politique marqué par une attention accrue portée aux discours de haine en ligne et à la responsabilité des responsables publics sur les réseaux sociaux.

En France, les élus sont soumis à des obligations renforcées en matière d’exemplarité, tandis que la justice peut être saisie lorsqu’il existe un soupçon d’infraction pénale, notamment en cas de provocation à la haine ou à la violence fondée sur l’origine ou la religion.

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