Politique

France : près de 150 000 interventions déprogrammées sur fond de grève des médecins libéraux

- "On a à peu près 150 000 interventions qui sont déprogrammées sur ces trois jours", a déclaré le docteur Philippe Cuq, coprésident du syndicat Le BLOC, ajoutant que "80% des blocs opératoires privés sont fermés"

AA / Istanbul /  | 11.01.2026 - Mıse À Jour : 11.01.2026
France : près de 150 000 interventions déprogrammées sur fond de grève des médecins libéraux

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Près de 150 000 interventions médicales et chirurgicales ont été déprogrammées en raison de la grève des médecins libéraux, ont indiqué dimanche les syndicats, alors qu’environ 2 500 spécialistes ont quitté Paris pour une action symbolique à Bruxelles afin de dénoncer la politique de santé du gouvernement.

"On a à peu près 150 000 interventions qui sont déprogrammées sur ces trois jours", a déclaré le docteur Philippe Cuq, coprésident du syndicat Le BLOC, ce dimanche sur Franceinfo, ajoutant par la même occasion que "80% des blocs opératoires privés sont fermés".

Ces suspensions d’activités de chirurgiens, anesthésistes et gynécologues-obstétriciens, entrées en vigueur depuis le début du mouvement lancé lundi entrainent un arrêt massif des opérations programmées et des consultations dans de nombreuses cliniques à travers le pays.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist a alerté jeudi, que les services d’urgences des hôpitaux français traversaient une période de forte pression occasionnée notamment par la grève des médecins libéraux, les épidémies hivernales et les intempéries.

La mobilisation s’est illustrée dimanche par le départ d’un convoi d’environ 90 autocars vers la capitale belge, une initiative baptisée « Opération Bruxelles », destinée à symboliser l’exil de médecins confrontés, selon eux, à des conditions d’exercice de plus en plus contraignantes en France.

Les praticiens dénoncent notamment plusieurs dispositions de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ainsi que des projets visant à encadrer la liberté d’installation et les dépassements d’honoraires. Ils critiquent également les réquisitions préfectorales, mises en œuvre pour assurer la continuité des soins, estimant qu’elles constituent la principale réponse du gouvernement à leur mouvement.

Le conflit intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le système de santé, alors que les délais de prise en charge sont déjà élevés dans plusieurs spécialités. Les syndicats affirment bénéficier du soutien d’une partie des patients et appellent à une ouverture de négociations au plus haut niveau de l’exécutif.

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