Politique

France / Mort de Quentin : Mélenchon dénonce une « bataille de rue » et accuse ses adversaires d’instrumentalisation

- Le chef de file de La France insoumise estime que l’implication de son mouvement « n’est pas crédible » et évoque une volonté d’ostraciser LFI du paysage politique

Adama Bamba  | 22.02.2026 - Mıse À Jour : 22.02.2026
France / Mort de Quentin : Mélenchon dénonce une « bataille de rue » et accuse ses adversaires d’instrumentalisation

Istanbul

AA / Istanbul / Adama Bamba

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a qualifié la mort de Quentin Deranque à Lyon de « bataille de rue » ayant « mal tourné », dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche et publié le 22 février.

« Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les Insoumis, qui avons tué un jeune dans la rue », a-t-il affirmé, rejetant toute responsabilité de son mouvement. Selon lui, l’implication de membres de LFI « n’est pas crédible ».

Le dirigeant insoumis dénonce par ailleurs une « déferlante » contre sa formation politique. « C’est quoi l’étape suivante ? C’est de nous interdire ! », a-t-il lancé, accusant ses adversaires de chercher à obtenir la disparition de son parti à la faveur de ce drame.

En effet, l’affaire a connu un développement judiciaire. Le 19 février, le procureur de la République de Lyon a annoncé la mise en examen pour « complicité par instigation » de l’attaché parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, dans le cadre de l’enquête sur le lynchage du jeune militant nationaliste de 23 ans, décédé des suites de ses blessures.

Présent sur les lieux des faits selon les enquêteurs, l’assistant parlementaire a été interpellé, mis en examen pour complicité de meurtre et placé en détention provisoire. Plusieurs cadres de LFI lui ont toutefois apporté leur soutien.

De son côté, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a estimé ce dimanche que la marche organisée à Lyon en hommage à Quentin Deranque « aurait dû être interdite ».

Interrogée sur BFMTV au lendemain du rassemblement, la députée a dénoncé la tenue de cette manifestation au cours de laquelle des saluts nazis et des chants injurieux ont été observés. Selon elle, « certains ont permis un défilé de néonazis » et contribuent ainsi à « paver la voie à l’extrême droite ».

Concernant les critiques visant Raphaël Arnault, Mathilde Panot a assuré qu’il « n’a pas de responsabilité dans ce qu’il s’est passé » et qu’il « doit rester dans notre groupe », se disant « fière » de compter le parlementaire parmi les députés insoumis.

La responsable parlementaire est également revenue sur les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant les faits de « bataille de rue ». « Il n’y a eu aucune ambiguïté », a-t-elle soutenu, estimant que les attaques contre LFI traduisent « une volonté d’ostraciser La France insoumise de la vie politique française et de dédiaboliser le Rassemblement national ».

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