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France : Macron sous le feu des critiques après son soutien à l’opération américaine au Venezuela

- « La France rabaissée au rang de 51e État des États-Unis. La honte ultime », déclare Fabien Roussel, maire de Saint-Amand-les-Eaux. De Jean-Luc Mélenchon à Patrick Kanner, de nombreux responsables dénoncent une atteinte au droit international

04.01.2026 - Mıse À Jour : 04.01.2026
France : Macron sous le feu des critiques après son soutien à l’opération américaine au Venezuela

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La déclaration du président français Emmanuel Macron, qui a salué « la libération du peuple vénézuélien de la dictature de Nicolas Maduro » à la suite de l’opération militaire américaine, a suscité une vive polémique au sein de la classe politique française. 

Dans son message, Emmanuel Macron a appelé à une transition politique « pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », évoquant le président élu en 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, comme garant de cette étape.

Cette prise de position a immédiatement été critiquée par de nombreux responsables politiques. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a dénoncé une « honte » pour la France, estimant que le président « abandonne le droit international » et qualifiant cette décision de « jour sombre pour notre pays ». 

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé une déclaration « qui n’est pas à la hauteur de la voix que la France porte dans le monde », insistant sur le caractère non négociable de la souveraineté des États: « La France n’est pas un État vassal des États-Unis et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche », a-t-il affirmé, dans un message publié sur la plateforme sociale X.

Patrick Kanner, sénateur et président du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain au Sénat, a pour sa part regretté l’absence de toute mention du droit international, dénonçant un « piétinement de toute notre histoire diplomatique ». 

Sur les réseaux sociaux, Fabien Roussel, maire de Saint-Amand-les-Eaux, n’a pas mâché ses mots : « La France rabaissée au rang de 51ᵉ État des États-Unis. La honte ultime. »

De son côté, Stéphane Peu, député de la 2ᵉ circonscription de la Seine-Saint-Denis, a dénoncé une « humiliation » pour la France, rappelant que la déclaration présidentielle ne faisait aucune référence au droit international et portait atteinte à l’histoire diplomatique du pays.

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